
La ville de Tshikapa, en particulier, et la province du Kasaï, en général, est le théâtre d’une hausse de prix des denrée alimentaire de base.
Un sceau de maïs appelé communément « Ekolo » qui se vendait à 13000fc, revient désormais à 19.000 Fc soit 20.000 Fc.
D’un côté, les femmes commerçantes du maïs acheté en gros au rond-point 3Z dans la Colline de Kele disent que cette hausse de prix de maïs est la conséquence de la rareté des produits dans les villages où elles achètent habituellement et de la multiplicité des postes en route.
« La rareté du maïs dans le lieu où nous achetons et la multiplicité des postes en route favorisent la hausse de prix de maïs à Tshikapa, sans oublier le transport que nous engageons pour amener le maïs, alors que nous parcourons une distance de 40 à 50 kilomètres pour trouver la marchandise », explique une des marchandes.
Cependant, pour un spécialiste en Agriculture, la faiblesse de la population dans les activités champêtres serait la cause et sensibilise les citoyens Kasaïens de s’adonner à agriculture.

« La population du Kasaï ne cultive pas. c’est une population qui attend seulement la distribution des vivres par le PAM depuis les atrocités de Kamwina-nsapu. Je trouve que c’est ça la cause de ce que nous vivons aujourd’hui », a-t-il dit.
Et de poursuivre.
« Que la population se donne à cultiver. C’est possible de mettre fin à cette crise de maïs », a conclut ce spécialiste.
Cette situation fait souffrir. toute la population du Kasaï, du fait que le maïs est un aliment de la première nécessité dans la région.
Pour rappel, c’est en l’espace de deux semaines que l’on note cette hausse de prix du maïs dans la province du Kasaï.
Franck Tshilomba