
Dans cette tragédie, quatre vies humaines ont été lâchement perdues. Il s’agit de quatre ouvriers qui ont trépassé ce lundi 16 Juin à Delvaux, sur l’avenue Cheval dans la commune de Ngaliema. En cause, l’effondrement d’un mur de la clôture d’une concession attribuée au Chef Spirituel de l’Église Kimbanguiste.
Cet incident mortel est survenu pendant que les victimes réaliser des travaux anti-érosifs, lesquels sont financés par le Fond National d’Entretien Routier, en sigle FONER dont l’exécution est sous la coordination du Ministère provincial des Travaux Publics et Infrastructures de la ville province de Kinshasa.

D’ailleurs le panneau d’identification indique clairement les contours des travaux en cours d’exécution sur ce site. Ces travaux ont pour durée de 20 mois calendaires et sont placés sous le contrôle du BTC (Bureau Technique de Contrôle) et la surveillance de l’OVD, avec l’exécution confiée à l’Entreprise Aaron Sefu Sarl (EAS).
Des sources recoupées dénotent une négligence notoire dans le chef des ouvriers sur ce chantier. Le concessionnaire qui n’est autre que le Chef Religieux Kimbanguiste, les avait prévenu mais ils ont fait sourde oreille.

À en croire de sources dignes de foi, le Chef Spirituel Kimbanguiste avait formellement interdit aux équipes sur terrain de creuser des canaux à proximité de cette muraille, les mettant ainsi en garde contre un risque d’effondrement. Aux antipodes, cette recommandation aurait été ignorée à tort ou à dessein par l’ingénieur superviseur des travaux. Chose qui aurait malheureusement conduit à l’affaissement fatal de cette clôture vétuste.
Tout à coup, les ouvriers, surpris par l’effondrement, ont été ensevelis sans dans les décombres où ils ont lutté entre la vie ou la mort sans aucune chance de survivre. Pas de possibilité de secours immédiat. Conséquence, ils en ont laissés leurs peaux.
Aucune autorité politique ni administrative ne s’est présentée sur les lieux après l’accident. Leurs coéquipiers, visiblement choqués et indignés, ont pris l’engagement de déposer les quatre corps sans vie sortis de décombres à la morgue.
Néanmoins, ce tragique incident a suscité de sérieuses questions sur l’absence de coordination, la non prise en compte des alertes localement données par les riverains ainsi que et l’absence des équipements nécessaires sans oublier le non respect de normes de sécurité sur les chantiers publics. Outre les rôles clairement établis sur le panneau – BTC pour le contrôle technique, OVD pour la surveillance – l’incident semble démontrer une faille de responsabilité grave dans l’exécution.

La société civile exige l’ouverture des enquêtes rigoureuses afin de sanctionner de manière exemplaire tous les responsables technique du projet.
De l’avis de certains experts en infrastructures et grands travaux, ce drame aurait pu être éviter si toutes les dispositions techniques étaient réunies et respectées dans la mise en œuvre de ce projet.
BASILE MUYA