Kwamouth | L’armée libère cinq femmes enlevées par les miliciens Mobondo

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, lundi, la libération de cinq femmes enlevées par les miliciens Mobondo dans une ferme du territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe. L’opération, menée dans la forêt où les otages étaient retenues, s’est déroulée « sans affrontements majeurs », selon le capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole de la 11e région militaire.

Remises à leurs familles par l’intermédiaire de la société civile du village Camp Banku, les rescapées sont saines et sauves mais profondément marquées par leur captivité.

« Elles sont traumatisées, dans la psychose, et on s’occupe d’elles », témoigne Stany Libie, chef du village Kimomo.

Ces enlèvements surviennent dans un contexte sécuritaire fragile. Depuis plusieurs mois, le territoire de Kwamouth est le théâtre d’incursions attribuées aux miliciens Mobondo, qui ciblent régulièrement des villages et des travailleurs agricoles. Contrairement aux premières informations qui faisaient état d’une dizaine de jeunes filles enlevées, les sources locales précisent que cinq femmes avaient effectivement été emmenées dans la forêt.

Camp Banku, localité située à 25 kilomètres de Bandundu sur la RN17, avait jusqu’ici été relativement épargnée par les violences. Mais cette attaque a ravivé la peur parmi les habitants, qui redoutent désormais de reprendre leurs activités champêtres. « Que le gouvernement prenne ses responsabilités. Qu’on ratisse la forêt pour qu’elle soit dégagée. Le gouvernement doit chercher à remettre la paix parce que c’est la Constitution qui dit qu’il doit protéger la population », insiste le chef du village Kimomo.

LUKEKA KALUME 

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