
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé, le 11 mai 2026, une patrouille de reconnaissance et de sécurisation sur la RN1 entre Kikwit et le Pont Loange, afin d’évaluer les menaces pesant sur ce corridor stratégique long d’environ 205 kilomètres. L’opération, conduite par la 11e Région militaire, vise à recueillir le témoignage des usagers, mesurer l’ampleur des incidents récurrents et définir des mesures opérationnelles pour assurer la libre circulation des personnes et des marchandises.
Selon le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de la 11e Région, les militaires ont multiplié les contacts avec conducteurs de camions, transporteurs, commerçants et voyageurs pour recenser les points noirs sécuritaires et documenter les pratiques des coupeurs de route et des groupes de type « kuluna » signalés le long de l’axe. Les conclusions de cette reconnaissance devront alimenter des actions combinées mêlant patrouilles permanentes, campagnes de sensibilisation communautaire et renforcement du partenariat avec les autorités locales.
Le commandement militaire souligne que la sécurisation durable de la RN1 ne pas uniquement sur les FARDC : elle nécessite l’implication des autorités administratives et coutumières, des forces de l’ordre civiles, des opérateurs économiques et des communautés riveraines. À cet effet, les FARDC annoncent une campagne d’information par les médias locaux et les leaders communautaires pour dissuader les auteurs d’incidents et restaurer la confiance des usagers.
La RN1 reste, de fait, l’un des corridors économiques essentiels du pays : son bon fonctionnement conditionne les échanges interprovinciaux et l’accès aux marchés pour des milliers de familles. Une sécurisation effective de cet axe est donc présentée par les autorités militaires comme une priorité pour laquelle stabilité et le développement régional.
Willy Ulengu Samuanda