Le gouvernement relance le débat sur les génocides avec un colloque international à fort accent diplomatique

Un colloque international sur la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo s’est ouvert, mardi 29 juillet à Kinshasa, sous l’impulsion du gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka.

Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du troisième anniversaire du GENOCOST, journée nationale de mémoire célébrée chaque 2 août, et qui marque une intensification des efforts pour faire reconnaître au niveau international la nature des violences de masse subies par le pays.

Placé sous le haut patronage de la Première ministre, l’événement a réuni chercheurs, juristes, responsables d’institutions nationales et partenaires internationaux autour d’un objectif : établir une base scientifique, historique et juridique solide pour appuyer le plaidoyer diplomatique en cours. L’enjeu n’est pas uniquement mémoriel. Il s’agit aussi de relancer la demande formulée par Kinshasa de la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC.

« Le GENOCOST ne se limite pas à la réparation. Il constitue un appel à la vérité, à la justice et à la non-répétition », a déclaré le président Félix Tshisekedi, en soutien à cette initiative qui entend également renforcer l’implication de la diaspora congolaise et proposer une stratégie nationale en matière de mémoire et de justice.

Le gouvernement prévoit d’intensifier ses actions diplomatiques dans les semaines à venir, notamment auprès du Conseil des droits de l’homme à Genève et de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Pour Kinshasa, l’ouverture de ce colloque s’inscrit dans une volonté d’inscrire les crimes subis par les Congolais dans les cadres juridiques internationaux et d’en faire un enjeu diplomatique central.

LUKEKA KALUME 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.