Lubumbashi | Les coupures d’électricité plongent plusieurs quartiers dans le noir et compliquent la vie des habitants

 

Les coupures répétées d’électricité continuent d’affecter le quotidien de milliers d’habitants, en particulier dans les quartiers périphériques de la capitale du Haut-Katanga.Depuis plusieurs semaines, de nombreuses zones connaissent des délestages fréquents qui perturbent les activités économiques, fragilisent la sécurité nocturne et compliquent les conditions de vie des ménages.

Face à la multiplication des plaintes, les responsables régionaux de la Société nationale d’électricité (SNEL) ont apporté des explications sur les causes de cette situation. Selon Delphin Mumba, directeur régional Sud de la SNEL, le principal problème reste l’insuffisance de la puissance énergétique disponible pour alimenter simultanément l’ensemble des abonnés de la ville.

« La capacité actuellement disponible ne permet pas de desservir tous les quartiers au même moment », ont expliqué les responsables du réseau de distribution.

Pour éviter un effondrement général du système, la société a recours à un programme de délestage visant à répartir l’électricité entre les différentes zones de Lubumbashi.

Cette situation touche particulièrement les quartiers en pleine expansion. Dans plusieurs secteurs périphériques, des habitants se sont organisés pour financer l’acquisition de transformateurs ou la construction de cabines électriques. Toutefois, ces efforts communautaires ne garantissent pas automatiquement l’accès au courant.

« Toute installation doit répondre aux normes techniques et suivre une procédure de raccordement bien définie », rappellent les responsables de la société.

Selon eux, certains équipements achetés localement présentent des incompatibilités avec les caractéristiques du réseau existant, ce qui retarde leur mise en service.

Les autorités évoquent également les chutes de tension régulièrement observées dans certains quartiers. Ces perturbations peuvent résulter de pannes sur les lignes de distribution ou de l’éloignement des abonnés par rapport aux cabines électriques, entraînant une alimentation moins stable et moins performante.

Pour de nombreux habitants, les conséquences sont lourdes. Les petits commerces, les ateliers, les salons de coiffure ainsi que plusieurs activités dépendantes de l’énergie électrique enregistrent des pertes financières. Pendant la nuit, l’absence d’éclairage public accroît également le sentiment d’insécurité dans plusieurs communes.

Cette crise énergétique n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, la croissance démographique rapide de Lubumbashi et l’extension continue des quartiers périphériques exercent une pression croissante sur les infrastructures électriques existantes. Les autorités ont déjà annoncé à plusieurs reprises des projets visant à renforcer la capacité de production et de distribution afin d’accompagner le développement de la ville.

En attendant la concrétisation de ces investissements, les habitants restent confrontés à une réalité difficile. L’amélioration durable de la desserte électrique apparaît désormais comme un enjeu majeur pour le développement économique, la sécurité et la qualité de vie dans la deuxième ville de la République démocratique du Congo.

« L’électricité n’est plus un luxe, mais une nécessité quotidienne », résument de nombreux habitants confrontés à ces délestages récurrents.

Dan Banze Lwaba

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