Massacre des civils à Beni | Le gouvernement congolais condamne l’attaque des ADF et promet une réponse ferme

Le gouvernement a fermement condamné l’attaque meurtrière perpétrée par des éléments des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Dans un communiqué publié ce lundi 10 juin, les autorités congolaises ont dénoncé l’incursion survenue le 7 juin dans les localités de Masala, Mahihi et Keme, qui a coûté la vie à 41 personnes.

L’incident, rapporté par une équipe envoyée d’urgence sur les lieux par le gouverneur militaire du Nord-Kivu, a fait 39 morts à Masala et Mahihi, ainsi que 2 morts à Keme. En plus des pertes humaines, neuf autres personnes ont été blessées et plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés.

Dans son communiqué, le gouvernement congolais a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et sa compassion aux blessés. Kinshasa a réitéré son engagement à traquer les auteurs de ces actes barbares. Les autorités ont rappelé que les opérations militaires en cours ont déjà permis de neutraliser plusieurs djihadistes et de libérer de nombreux otages civils.

Le gouvernement central a également promis de soutenir les familles endeuillées tout au long du processus d’inhumation et de prendre en charge les blessés dans des structures médicales appropriées.

Cependant, des divergences subsistent quant au nombre de victimes. Alors que les autorités congolaises parlent de 41 morts, des sources de la société civile et des volontaires ayant participé à la recherche des corps avancent un bilan de près de 80 morts.

Cette attaque rappelle la violence persistante dans la région du Nord-Kivu, où les groupes armés continuent de semer la terreur parmi la population civile. Le gouvernement congolais se trouve ainsi sous une pression accrue pour garantir la sécurité et mettre fin à ces atrocités.

Basile MUYA

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