
Le collectif des agents et fonctionnaires du ministère de l’Urbanisme et Habitat a envoyé un mémorandum au Premier Ministre de la République Démocratique du Congo, Sama Lukonde Jean-Michel, pour exprimer leur mécontentement envers la gestion calamiteuse du ministre de tutelle, Pius Muabilu Mbayu Mukala.
Dans ce document parvenu à sasastudio.net ce samedi 15 juillet, le collectif indique que M. Pius Muabilu Mbayu Mukala, aurait gravement induit en erreur le Premier Ministre dans sa prise de position relative au décret loi N° 22/21 du 24 Mai 2022 portant organisation et fonctionnement d’un établissement dénommé : Guichet Unique de délivrance du Permis de Construire en abrégé GUPEC.
Selon cette structure, le Ministre National de l’urbanisme aurait caché des intentions lucratives pour la création d’une nouvelle structure administrative, GUPEC, qui entraverait le fonctionnement du ministère de l’Urbanisme et Habitat.
« La création du GUPEC conformément à l’arrêté Ministériel N° 0058/CAB/MIN-DH/2022 du 03 juin 2022 est entaché de nombreuses irrégularités décriées tant du point de vue forme que de fond conformément aux textes en vigueur », lit-on dans leur correspondance.
Et d’ajouter :
« Une bonne gestion des ressources tant financières qu’ humaines est la résultante inévitablement d’une bonne réforme institutionnelle, administrative, et juridique concurrentielle sous toutes les formes. »
Selon le collectif, le Ministre devrait chercher des voies et moyens d’outiller la République d’une panoplie des textes juridiques conséquents avant de créer des structures parallèles multiples et multiformes (GUPEC, FONHAB et ACOPRIM).
Les agents ont aussi rappelé au Premier Ministrer que l’urbanisme et habitat vit de ses ressources conformément à la constitution de la RDC telle que modifiée et complétée à ce jour dans son article 175 alinéa 3 et libellé par l’ordonnance-loi N°18/003 du 13 mars 2018, fixant la nomenclature des impôts, yaxes et redevances du pouvoir central en son point 14.
Par ailleurs, Ils accusent GUPEC d’être devenu un instrument d’usurpation des attributions et des compétences.
Pourtant, le collectif rappelle que le ministère de l’Urbanisme et Habitat était reconnu pour son efficacité financière au cours des trois années consécutives (2016, 2017 et 2018). Ils avaient réussi à mobiliser des recettes significatives pour le trésor public grâce à une stratégie de travail bien menée par les animateurs en charge du ministère. Les agents de la direction de l’urbanisme avaient également été félicités pour leur bravoure.
Cependant, ce collectif se dit aujourd’hui mobilisé contre un « plan démoniaque » qui les laissent sans travail et sans abri. Ils déclarent être déterminés à s’opposer farouchement à cette situation, même au péril de leur vie.
Basile Muya