
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a signalé une diminution progressive des cas de variole du singe (Mpox) en République démocratique du Congo. Cette évolution a été confirmée au cours d’une réunion de coordination multisectorielle présidée, le 23 juin, par le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), représentant le ministre Samuel Roger Kamba.
Selon les données partagées, le taux d’occupation des lits d’hospitalisation liés au Mpox est désormais stabilisé à 26 % au niveau national. Parallèlement, les tests en laboratoire indiquent une baisse continue du taux de positivité des prélèvements, traduisant un recul tangible de la flambée épidémique.

Malgré cette tendance positive, certaines zones du pays restent sous surveillance renforcée. Le gouvernement poursuit donc la campagne de vaccination, désormais élargie aux enfants dès l’âge d’un an. En plus du vaccin MVA-BN reçu récemment de la France, la RDC utilise également le vaccin japonais LC16m8, déployé depuis le 14 juin dans la zone de santé de Boumou, à Kinshasa.
Une feuille de route nationale est en cours de finalisation pour permettre une extension coordonnée de la couverture vaccinale. Les autorités sanitaires s’emploient également à classifier les zones selon leur statut épidémiologique — épidémique, endémique ou en phase post-épidémie — afin d’ajuster les interventions.

Sur les 12 provinces les plus touchées, environ 50 zones de santé restent en phase épidémique. L’objectif du ministère est d’optimiser l’allocation des ressources et d’adapter les réponses à la dynamique locale de la maladie.
Les efforts de la RDC sont soutenus par plusieurs partenaires internationaux, dont la France. Si les indicateurs sont encourageants, le ministère rappelle que la vigilance reste essentielle, notamment dans les zones à forte transmission communautaire.
BASILE MUYA