Nairobi | La RDC participe à l’ouverture du sommet économique « Africa Forward » sous le signe du partenariat franco-africain

Le Kenya et la France co-organisent à Nairobi le forum « Africa Forward », un rendez-vous économique d’envergure réunissant plus de 6 000 participants. Si l’accent est mis sur l’innovation et l’entrepreneuriat, la présence d’une délégation ministérielle congolaise souligne les enjeux diplomatiques et sécuritaires en filigrane des échanges commerciaux.

Le coup d’envoi a été donné à l’Université de Nairobi par Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères. Ce sommet, qui rassemble une trentaine de chefs d’État et de gouvernement, se veut une plateforme de catalyse pour les investissements privés et publics entre l’Europe et le continent. La première journée a été marquée par le forum d’affaires « Inspire and Connect », axé sur la création de synergies entre entrepreneurs.

Arrivé la veille dans la capitale kényane, le président français Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse conjointe avec son homologue William Ruto. Le chef de l’État français a insisté sur l’importance des industries culturelles, créatives et sportives comme leviers de développement. « L’idée, c’est ce partenariat : nous annoncerons des investissements croisés d’entreprises françaises et africaines sur le continent », a-t-il affirmé, positionnant la jeunesse comme le moteur principal de cette nouvelle ère de coopération.

La RDC : Entre diplomatie d’affaires et impératifs sécuritaires
Bien que la participation du président Félix Tshisekedi ne soit pas encore confirmée, la République démocratique du Congo (RDC) est représentée par une délégation de haut niveau. Thérèse Kayikwamba Wagner (Affaires étrangères) et Patrick Muyaya (Communication et Médias) sont déjà à pied d’œuvre.

Au-delà des opportunités d’affaires, la présence de Kinshasa dans ce forum régional est hautement stratégique. Dans les coulisses de ce sommet économique, la diplomatie congolaise devrait, selon toute vraisemblance, porter la voix du pays sur la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC. Pour Kinshasa, il s’agit de rappeler que le développement économique de la région des Grands Lacs est intrinsèquement lié au rétablissement d’une paix durable.

Willy Ulengu Samuanda

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