
Un partenariat renforcé pour soutenir la stabilité du pays
La République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies renforcent leur coopération en faveur de la paix. Réuni à Kinshasa, le Comité de pilotage conjoint du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) a tenu sa première session statutaire de l’année 2026 afin d’évaluer les résultats obtenus, d’améliorer la coordination entre les acteurs et de fixer les priorités des prochains mois. « La paix durable repose sur une action concertée et une gouvernance efficace », ont souligné les participants.
Un portefeuille d’une ampleur inédite
Coprésidée par le Secrétaire général au Plan, représentant le ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, et par Damien Mama, Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies en RDC, cette rencontre a réuni les représentants du Gouvernement, des agences des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des structures bénéficiaires du Fonds.

Au centre des discussions figurait l’évolution du portefeuille national du PBF, qui atteint désormais un niveau sans précédent en République démocratique du Congo. « Aujourd’hui, la RDC gère le portefeuille le plus important jamais financé par le Fonds pour la consolidation de la paix depuis le début de son intervention dans le pays », a déclaré Damien Mama. Selon lui, cette évolution traduit la confiance renouvelée des Nations Unies envers les institutions congolaises dans leurs efforts pour consolider la paix, renforcer la stabilité et promouvoir un développement durable.
Les provinces au cœur de la stratégie
Cette session s’est distinguée par une implication accrue des provinces. Les ministres provinciaux du Plan du Kasaï, du Kasaï Central, du Tanganyika, du Mai-Ndombe, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri ont pris part aux travaux. Leur participation illustre la volonté de rapprocher les interventions des réalités locales et d’assurer une meilleure cohérence entre les priorités nationales et les attentes des communautés. « La paix se construit d’abord au plus près des populations », ont rappelé plusieurs intervenants.
Les participants ont également évalué les progrès accomplis depuis la réunion de février 2026. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coordination entre les institutions nationales, les autorités provinciales et les partenaires afin d’améliorer l’efficacité et la complémentarité des actions sur le terrain.
Une feuille de route axée sur les résultats
Les échanges ont permis de réaffirmer les recommandations issues de l’évaluation indépendante du portefeuille couvrant la période 2019-2024. Celles-ci mettent notamment l’accent sur le renforcement du leadership des institutions congolaises, l’amélioration du suivi des projets et la consolidation des mécanismes de redevabilité.
Pour Daniel Epembe, Secrétaire général au Plan et à la Coordination de l’aide au développement, les interventions doivent répondre aux besoins les plus urgents des populations. « Nous devons mieux articuler les actions de sécurité, de relèvement et de développement afin de bâtir une gouvernance transparente et responsable », a-t-il déclaré.
Des défis persistants mais des perspectives encourageantes
Cette réunion intervient alors que plusieurs provinces de l’Est de la RDC continuent de subir les conséquences des conflits armés, des déplacements de populations et des crises humanitaires. Depuis plusieurs années, le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix accompagne les autorités congolaises dans des programmes consacrés à la cohésion sociale, à la gouvernance locale, à la prévention des conflits et à la participation des jeunes et des femmes aux processus de paix.
Les conclusions de cette première session devraient guider les prochaines décisions du Comité de pilotage conjoint. Les partenaires misent désormais sur une mise en œuvre plus coordonnée, davantage orientée vers les résultats et plus proche des besoins des populations. « La consolidation de la paix est un investissement de long terme qui exige engagement, confiance et continuité », résume l’ambition affichée par le Gouvernement congolais et les Nations Unies.
Willy Ulengu Samuanda