
La conférence scientifique de deux jours, sur le thème « Les constructions souterraines comme gage de décongestion de la circulation et de sécurité des piétons dans la ville de Kinshasa », a été lancée mardi à Kinshasa par le ministère de l’Urbanisme, lors d’une cérémonie.
« Nous saluons cette conférence sur le thème Les constructions souterraines comme gage de décongestion de la circulation et de sécurité des piétons dans la ville de Kinshasa, qu’organisent, du 29 au 30 avril 2025, l’Institut national du bâtiment et des travaux publics (INBTP) de Kinshasa et l’Université polytechnique de Madrid en Espagne », a déclaré Tenge Littho, ministre délégué de l’Urbanisme et Habitat en charge de la politique de la ville.
Il a, à cet effet, apprécié l’organisation de ces assises dans le cadre du partenariat entre l’INBTP et l’Université polytechnique de Madrid, visant à réfléchir sur les constructions souterraines, avant d’évoquer les préoccupations du gouvernement en matière d’urbanisme, d’habitat ainsi que de la politique de la ville, relevant de l’innovation du Chef de l’État pour apporter des solutions idoines aux problèmes des villes congolaises.

M. Tenge a souligné, dans son intervention, le rôle combien important que devra jouer l’INBTP dans la formation des ingénieurs appelés à matérialiser la vision du gouvernement en matière d’urbanisme, d’habitat et de politique de la ville.
Pour le professeur Cédrick Tshibangu Munyenze, directeur général de l’INBTP, il s’agit de réfléchir, pendant les deux journées, sur les constructions souterraines en général, et en particulier sur les tunnels routiers, les passages piétons enterrés, les parkings souterrains, afin de décongestionner les artères principales, améliorer la mobilité urbaine, protéger les piétons, redynamiser l’économie urbaine, et améliorer durablement le cadre de vie.
« À travers cette conférence, nous voulons atteindre deux objectifs principaux : consolider notre importance dans les études sur les défis techniques du secteur du bâtiment et des travaux publics de la RDC, et concentrer nos efforts de recherche sur les questions les plus préoccupantes du secteur », a-t-il indiqué.
Il a également relevé que le partenariat entre son établissement et l’Université polytechnique de Madrid porte ses fruits et s’inscrit dans la dynamique de constitution d’un « Observatoire national des infrastructures », ainsi que dans la création d’un think tank permanent animé par l’INBTP, afin d’accompagner les décideurs dans la réflexion stratégique et la mise en œuvre de solutions concrètes et durables.

Carmen Diez Orejas, ambassadrice d’Espagne en RDC, a, de son côté, salué le partenariat entre l’INBTP et l’Université polytechnique de Madrid, tout en soulignant la nécessité de renforcer la coopération entre l’Espagne et la RDC, notamment dans le domaine des infrastructures.
Les différentes thématiques abordées pendant les deux journées de conférence portent sur :
– « Les bases techniques pour les constructions souterraines (mécanique des sols et géotechnique) » ;
– « Les caractéristiques géologiques de la ville de Kinshasa, défis et opportunités pour les constructions souterraines » ;
– « Le compact d’une ligne de métro sur la mobilité des personnes et des biens à Kinshasa : intégration du projet dans le Plan directeur des transports urbains de la ville de Kinshasa » ;
– « Subtilités géotechniques dans la construction d’un métro, expérience dans la construction du métro de Madrid » ;
– « La construction des passages souterrains pour la sécurité des piétons et l’aménagement des locaux commerciaux » ;
– « Les normes urbanistiques pour la conception d’un métro, offre de METROKIN ».