
Une première délégation congolaise, conduite par la ministre des Affaires étrangères Thérèse Wagner Kayikwamba, est déjà arrivée aux États-Unis en vue de la signature officielle de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, prévue ce vendredi 27 juin dans la capitale américaine.
Composée de membres de la présidence et du ministère des Affaires étrangères, la délégation inclut notamment Patrick Luabeya (ARECOMS), Sumbu Sita (haut représentant du Chef de l’État), et le général-major Augustin Mamba Mubiayi (CHESD). Une deuxième équipe congolaise est attendue prochainement sur place.
L’accord de paix, paraphé le 18 juin dernier à Washington par les équipes techniques des deux pays, intervient dans un contexte de crise sécuritaire aiguë à l’Est de la RDC et a été facilité par l’administration du Président américain Donald Trump, en collaboration avec un représentant du Qatar et la secrétaire d’État adjointe Alison Hooker.
Ce texte s’appuie sur la déclaration des principes signée le 25 avril, issue de trois jours de discussions entre les parties. Il prévoit notamment :
- Le respect de l’intégrité territoriale
- La cessation des hostilités
- Le désengagement et désarmement des groupes armés
- L’intégration inconditionnelle de certains éléments
- La mise en place d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, basé sur le concept d’opérations (CONOPS) du 31 octobre
Mercredi 25 juin, Donald Trump, lors du sommet de l’OTAN, a confirmé la signature de l’accord, se félicitant d’avoir mis fin à ce qu’il a qualifié de « guerre à la machette terrible » menée par Kigali dans l’Est de la RDC. Comparant son action à celle menée entre l’Inde et le Pakistan, il a déclaré avoir stoppé l’invasion du Rwanda.
Revendiquant un prix Nobel de la paix, Trump s’est vanté de son rôle dans l’apaisement de conflits à travers le monde, citant la RDC, le Kosovo, la Serbie et d’autres régions. Cette initiative, selon lui, marque un nouvel élan diplomatique en Afrique centrale, porté par la médiation américaine et qatarie.