
L’hôtel Hilton de la Gombe a abrité, ce lundi 7 avril, les travaux du séminaire annuel des directeurs de la Direction Générale des Impôts (DGI). Une rencontre de haut niveau qui, au-delà des formules convenues, met les pieds dans le concret : comment améliorer la mobilisation des recettes fiscales dans une économie convalescente mais ambitieuse.
Placée sous le thème de « la maîtrise du répertoire des contribuables et le recouvrement du solde débiteur », l’édition 2025 s’ouvre dans un climat budgétaire tendu mais volontaire. Objectif : faire de la DGI un levier robuste de financement public à la hauteur des prévisions et des ambitions nationales.


Barnabé Muakadi Muamba, Directeur Général de la DGI, a donné le ton d’entrée de jeu. Dans une allocution mesurée mais résolue, il a rappelé la nécessité d’un répertoire fiable des contribuables. Pas de miracle fiscal sans données solides. Dans un pays où l’informel côtoie l’instabilité, la transparence devient une urgence fiscale autant qu’un impératif politique.
Présent à l’ouverture, le Ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likunde Libotayi, a, lui, insisté sur le contexte : une économie encore fragile, des équilibres à maintenir, des recettes à redresser. Le ton est grave mais déterminé. « La maîtrise du répertoire des contribuables et le recouvrement effectif du solde débiteur » ne sont pas de simples slogans : ce sont les deux piliers autour desquels l’État espère redresser la barre.


Plus qu’un rendez-vous technique, ce séminaire s’annonce comme un jalon stratégique dans le cadre des six engagements présidentiels. L’Argentier national l’a clairement indiqué : la levée prochaine de la suspension des mouvements du personnel vise à fluidifier l’action administrative. Traduction : remettre de la mobilité et de la réactivité dans une machine fiscale souvent engluée dans ses lourdeurs.
À travers ces échanges, la DGI est appelée à se réarmer. L’heure est à la performance, à l’innovation, à la coordination renforcée entre les directions provinciales et centrales. Une mécanique à affûter, des outils à moderniser, une culture à refonder.
LUKEKA KALUME