
Lors briefing gouvernemental qui s’est tenue le lundi 14 octobre, le Ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa, a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion des entreprises publiques en RDC. Actuellement, le pays compte 29 entreprises uniques et 89 entreprises à capitaux mixtes, mais selon Jean-Lucien Bussa, la plupart d’entre elles affichent des résultats négatifs.
Ce constat, il l’attribue à une gestion peu orthodoxe et à un manque de focus sur les résultats. Il a aussi signalé un autre problème majeur : de nombreuses entreprises souffrent de « jugements iniques » rendus par les cours et tribunaux, ce qui impacte directement leur performance.
Jean-Lucien Bussa a clairement exprimé son inquiétude, soulignant que les dirigeants de ces entreprises passent plus de temps à se disputer sur des questions futiles qu’à se concentrer sur l’intérêt général. Pour lui, cela démontre un manque de sérieux et d’engagement envers la mission de service public.

Le Ministre a également mis en lumière un autre aspect préoccupant : le profil des mandataires publics. Il a pointé du doigt le fait qu’un commissaire aux comptes est souvent payé comme un salarié, ce qui est, selon lui, « inacceptable ». Pour Bussa, il est impensable que le président du conseil d’administration (PCA) ait un salaire supérieur à celui du directeur général (DG). Pourtant, il a constaté qu’en RDC, cet écart est énorme.
BASILE MUYA