RDC | Le Professeur Matthieu Kalele Ka-Bila a tiré sa révérence

Le professeur Matthieu Kalele Ka-Bila s’est éteint dimanche soir à Kinshasa, à l’âge de 78 ans, des suites d’une maladie, selon de sources académiques. Ancien ministre et figure de la vie intellectuelle congolaise, il laisse derrière lui l’image d’un universitaire rigoureux, doublé d’un militant politique constant.

C’est au Centre médical de Kinshasa (CMK) que ce professeur émérite a rendu son dernier souffle, autour de 21 heures.

« Le Pr. Matthieu Kalele Ka-Bila est décédé ce dimanche à Kinshasa vers 21 heures, des suites d’une maladie », a confirmé le chimiste Haddy Mbuyi, son collègue à l’Université de Kinshasa (Unikin).

Universitaire respecté, sociologue de formation, Kalele Ka-Bila a contribué à la structuration de la faculté de sociologie de l’Université de Lubumbashi, où il fut l’un des piliers de la pensée sociale congolaise. À l’UNIKIN, où il a également enseigné, il était considéré comme une mémoire vivante de l’institution.

Mais l’homme ne s’était pas cantonné aux amphithéâtres. Sous la transition politique de 2003 à 2007, il a occupé successivement les fonctions de vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, puis de vice-ministre des Mines, dans un contexte national délicat de sortie de conflit.

Fondateur du Front pour un nouveau type de Congolais (FNTC), un petit parti d’opposition, il n’a jamais renoncé à l’engagement. Jusqu’à ses derniers jours, il demeurait actif dans la vie politique congolaise. En avril 2023, il avait été désigné coordonnateur adjoint, puis coordinateur de la coalition d’opposition Lamuka, en remplacement de Martin Fayulu.

Discret mais tenace, Kalele Ka-Bila appartenait à cette génération d’intellectuels congolais qui ont tenté de faire le pont entre la recherche académique et l’action politique. Une figure à la fois discrète et influente, dont la disparition laisse un vide dans les deux sphères.

 

LUKEKA KALUME

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