
Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a publié ce mardi 27 jnavier 2026 un communiqué dénonçant la poursuite de l’agression rwandaise en République démocratique du Congo et la situation humanitaire dramatique dans l’Est du pays, marquée notamment par un an de violences continues dans la ville de Goma.
Selon la LUCHA, depuis quatre ans, le Rwanda, à travers le mouvement armé AFC-M23, occupe plusieurs zones du territoire congolais, de Bunagana au Nord-Kivu à la plaine de la Ruzizi au Sud-Kivu, en passant par Goma et Bukavu.
Le mouvement citoyen évoque des violations graves et répétées des droits humains, une insécurité permanente et une détérioration alarmante des conditions de vie des populations civiles.
« Les populations vivent sous la terreur, dans la peur et la misère, avec des activités économiques paralysées et des services bancaires fermés », souligne la LUCHA. A Goma, le mouvement parle d’une ville « martyrisée », où des milliers de civils ont été affectés par les violences armées.
La LUCHA pointe également du doigt l’incapacité et l’indifférence des autorités congolaises face à cette crise sécuritaire. Elle estime que le système de défense nationale n’a pas permis de rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et que le gouvernement peine à répondre aux défis actuels.
Dans son communiqué, la LUCHA exige le retrait immédiat des forces armées rwandaises du territoire congolais, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que la fin de l’occupation des zones contrôlées par l’AFC-M23. Le mouvement appelle également à un sursaut citoyen, à une résistance populaire pacifique et à l’ouverture d’un dialogue inclusif pour restaurer la paix et la cohésion nationale.
« Ni oubli, ni abandon », conclut la LUCHA, appelant les Congolaises et Congolais à rester debout pour la souveraineté, la paix et la dignité nationale.
La rédaction