
La cité de Mushaki, verrou stratégique du territoire de Masisi au Nord-Kivu, est devenue le symbole d’une guerre de drones qui ne dit pas son nom.
Après les frappes meurtrières du 13 mai dernier, le mouvement sociopolitique « Sauvons la RDC », proche de l’ancien président Joseph Kabila, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « crimes de guerre » imputés aux forces gouvernementales. Entre pressions internationales et enlisement diplomatique, Sasa studio.net décrypte les enjeux d’une tragédie qui fragilise davantage le régime de Kinshasa.
L’usage de drones de combat dans l’Est de la République Démocratique du Congo marque un tournant radical dans le conflit. Si Kinshasa entend démontrer la montée en puissance des FARDC, les retombées humanitaires à Mushaki, mais aussi à Minembwe et Kalehe, soulèvent des questions éthiques majeures. Pour « Sauvons la RDC », ces frappes ne sont pas des erreurs tactiques, mais des actes de « couardise » ciblant délibérément des zones de forte densité civile, comme les marchés. Cette posture rejoint celle de l’AFC/M23, créant un axe de contestation qui place le gouvernement de Félix Tshisekedi sous une surveillance internationale accrue.
Willy Ulengu Samuanda