RDC-IGF | Remise et reprise, Bitasimwa succède à Alingete et promet de maintenir le cap

Dans les couloirs du bâtiment de l’Inspection Générale des Finances (IGF), à Kinshasa, les poignées de mains et les accolades de circonstance ont scellé, jeudi 8 mai, un passage de témoin scruté avec attention. Moins de 48 heures après sa nomination par ordonnance présidentielle, Christophe Bitasimwa a été installé comme nouveau chef de service de l’IGF. Une institution qui, ces dernières années, s’est imposée comme un symbole de la rigueur budgétaire et du contrôle des finances publiques en République démocratique du Congo.

Devant cadres et invités, dont Antony Kinzo, directeur de cabinet du président Tshisekedi, l’homme désormais chargé de garder les cordons de la bourse publique s’est voulu rassurant :

« L’image de marque de l’IGF est à un très haut niveau grâce au leadership de l’inspecteur Alingete. Nous allons garder le même élan. On ne peut pas remplacer Alingete, on lui succède. »

Une déclaration empreinte d’humilité mais aussi d’ambition, face à un défi de taille : maintenir le cap d’un service devenu redouté dans les milieux politico-financiers.

Car Jules Alingete, nommé en 2020, a profondément marqué de son empreinte la maison IGF. Très médiatisé, parfois controversé, mais indéniablement actif, il a multiplié les audits dans les entreprises publiques, mis à nu plusieurs scandales financiers, et renforcé le contrôle de l’État sur les dépenses. Jeudi, au moment de passer le flambeau, il a salué « la confiance du Chef de l’État » et encouragé ses anciens collaborateurs :

« Je connais vos capacités respectives et ne doute pas que vous donnerez le meilleur de vous pour accomplir vos missions. »

Si Bitasimwa hérite d’un outil de contrôle renforcé, il prend aussi la tête d’un service exposé, dans un contexte politique mouvant et alors que des voix critiquent parfois l’usage sélectif des enquêtes de l’IGF.

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