RDC-Troïka politique | Le FMI loue le leadership et la rigueur du Ministre Doudou Fwamba dans la maîtrise de l’inflation et des finances publiques

Sous le soleil lourd de mai, une poignée de technocrates du Fonds monétaire international a traversé le fleuve des doutes pour atterrir à Kinshasa, la capitale. Mission : scruter les chiffres, jauger les réformes, et — surprise — saluer la discipline.

Ce lundi 12 mai, dans une salle de réunion du ministère des Finances, le verdict est tombé : la RDC a tenu bon. L’inflation ? Sous la barre des 10 %. Les critères du programme ? Atteints. Les réformes ? À l’heure. Le FMI, d’ordinaire avare en éloges, a sorti les applaudissements.

À la manœuvre, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, sourire sobre et cravate bien droite, a orchestré la Troïka politique avec la gravité de celui qui sait que le moindre faux pas peut coûter cher, très cher. Face à lui, la délégation du FMI n’a pas tari d’éloges :

« Une stabilisation du cadre macroéconomique remarquable », selon les termes du communiqué.

Pourtant, le décor n’a rien de serein. Dans l’Est du pays, les armes parlent toujours plus fort que les chiffres. Le conflit mine les recettes, plombe les budgets, bouscule les prévisions. Mais Kinshasa, bien défendu par son Argentier National, tient la ligne. Rigueur monétaire, maîtrise des dépenses, gestion des urgences : la discipline budgétaire s’est imposée comme un acte de foi.

Là où tant d’autres auraient cédé à la facilité de la planche à billets, le gouvernement, soutenu par un double programme du FMI – 1,738 milliard d’un côté, 1,038 milliard de l’autre – a choisi le chemin escarpé de la réforme. Trois ans d’engagements, d’indicateurs à respecter, de conditionnalités à cocher. Et pour l’instant, tout semble tenir.

« Nous avons respecté tous les jalons », souffle Félicien Mulenda, coordonnateur du Comité technique de suivi des réformes.

À l’exception de quelques entorses — des dépenses militaires incompressibles, dit-on — le contrat est rempli. En coulisses, les discussions s’ouvrent déjà sur la deuxième revue. Objectif : un appui budgétaire conséquent. La RDC veut plus qu’un satisfecit : elle veut les moyens d’agir.

En attendant, le FMI encense la politique d’assainissement des finances du Président Tshisekedi, loue la rigueur du Ministre Doudou Fwamba, et promet de rester aux côtés d’un État qui, entre guerre et réformes, tente de se réinventer. Car au bout du tunnel macroéconomique, il y a peut-être, enfin, un espoir d’investissement, d’infrastructures, et de stabilité durable.

 

LUKEKA KALUME

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