
L’Unité de coordination du Programme d’investissement pour la Forêt (UC-PIF) a organisé un atelier d’approfondissement sur le diagnostic de l’offre de formation en gestion des risques environnementaux et sociaux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « PIFORES », visant à établir un Centre Interuniversitaire de Formation en Gestion Environnementale et Sociale (CIGRES) en République Démocratique du Congo.
Ce centre, qui rassemblera plusieurs universités nationales, a pour but d’offrir des cursus adaptés, des formations continues, et des services d’expertise aux différents acteurs, y compris le gouvernement, les partenaires internationaux, le secteur privé et la société civile. L’atelier de co-construction représente une étape clé pour définir la vision, la gouvernance et le plan opérationnel du CIGRES.
Les résultats de diagnostics réalisés à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi en juin 2024 ont révélé des insuffisances dans l’offre de formation, notamment une trop grande théorisation des cursus. Clément Vangu Lutete, coordonnateur national de l’UC-PIF, a souligné la nécessité d’une réponse collective et durable à ces défis.
L’initiative mobilise des institutions telles que les Universités de Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi et l’Université de Loyola, avec le soutien de la Banque mondiale. Ce partenariat vise à renforcer les capacités des structures gouvernementales et à assurer la qualité des outils nécessaires à la gestion des risques environnementaux.
Pascaline Mbangu, secrétaire générale à l’environnement, a insisté sur l’importance d’un cursus formel et accrédité en gestion environnementale et sociale, soulignant que la gestion des risques n’est pas seulement une exigence administrative, mais une condition essentielle pour protéger les communautés et l’environnement.
Patrice Savadogo, Chargé de Projet à la Banque mondiale, a également mis en avant l’importance d’une gouvernance inclusive pour le centre, incluant un conseil académique et des partenaires issus de la société civile et du secteur privé. Il a proposé un accompagnement technique et un plaidoyer pour une certification indépendante, garantissant la qualité et l’employabilité des diplômés.
Cette démarche vise aussi à intégrer les populations autochtones dans l’élaboration des lignes directrices pour l’évaluation et la gestion des impacts environnementaux et sociaux. En adoptant une approche durable et collaborative, le CIGRES aspire à transformer le paysage de la formation en gestion des risques en RDC, plaçant la protection des personnes et de l’environnement au cœur du développement national.
Willy Ulengu Samuanda