
Le ministre d’État chargé du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a poursuivi mercredi à Bandundu la campagne de sensibilisation au deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2). L’objectif est d’obtenir l’adhésion du Kwilu à une opération présentée comme indispensable à la planification du développement et à l’orientation des investissements publics.
Devant les autorités provinciales, les représentants des différentes couches sociales et les forces vives, Guylain Nyembo a appelé à une mobilisation jusque dans les localités les plus reculées. « Je ne peux pas manquer le recensement », a-t-il proposé comme mot d’ordre, rappelant que l’opération concerne toutes les personnes vivant sur le territoire congolais, y compris les étrangers.
Organisé quarante-deux ans après le premier recensement de 1984, le RGPH2 doit permettre à l’État de disposer de données fiables sur la population, sa répartition et ses besoins. Le ministre d’État a insisté sur le caractère scientifique, individuel et anonyme de l’exercice, écartant toute lecture politique du processus.
Le coordonnateur technique du Bureau central du recensement, Henri-Marie Kazadi, a présenté les différentes étapes de l’opération, de la préparation au dénombrement, en passant par la cartographie censitaire. Les agents seront recrutés localement afin de mieux maîtriser les réalités de chaque milieu et d’améliorer la fiabilité des informations recueillies. Le recrutement des équipes chargées de la cartographie est déjà engagé dans plusieurs provinces.
Le gouverneur du Kwilu, Philippe Akamituna, a appelé la population à s’approprier le processus. Pour les autorités, réussir ce recensement ne consiste pas seulement à compter les habitants : il s’agit de fournir au pays une base statistique capable de guider la décentralisation économique, les politiques sociales et les décisions de développement.
ANASTASIE MIMBOLO