
L’Union africaine (UA) entend jouer un rôle central dans la finalisation et la mise en œuvre de l’accord conclu à Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.
C’est ce qu’a déclaré, mercredi 20 août à Yokohama, le président de la Commission de l’UA, Mamoud Ali Youssouf, à l’issue d’un entretien avec la Première ministre congolaise, Judith Suminwa.
« L’UA prépare la mise en place d’un secrétariat à Addis-Abeba pour piloter ce processus, comme décidé lors de la dernière réunion des chefs d’État de la SADC et de l’EAC », a annoncé Mamoud Ali.
Selon lui, des facilitateurs ont déjà été désignés pour accompagner le médiateur de l’organisation panafricaine, le président togolais Faure Gnassingbé.
Sur un autre front, celui du dialogue de Doha entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC-M23, Mamoud Ali Youssouf a tenu à préciser le rôle de son institution.
« L’Union africaine fait partie des différents comités mis en place et a été invitée à Doha dès le début du processus. Nous avons insisté pour qu’il n’y ait pas de prolifération d’initiatives qui ne servent pas l’intérêt d’une cohérence nécessaire. Il est essentiel de créer une synergie pour renforcer la confiance sur le terrain, obtenir un cessez-le-feu, et ensuite mettre en œuvre un éventuel accord. Nous serons là pour aider à la mise en œuvre de cet accord », a-t-il affirmé.
Ces déclarations traduisent la volonté de l’UA de s’imposer comme acteur pivot dans la recherche d’une sortie de crise dans l’Est de la RDC, où les tensions restent vives malgré les différentes initiatives régionales et internationales.
LUKEKA KALUME