
À l’heure où plusieurs réformes attendues par les Congolais exigent une meilleure coordination entre les institutions, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réuni, lundi 27 juillet à la Primature, les présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale.
Cette rencontre, organisée pendant les vacances parlementaires, traduit la volonté de renforcer le dialogue entre le Gouvernement et sa majorité afin de faciliter la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement (PAG 2024-2028).
« Le dialogue reste le meilleur levier pour garantir l’efficacité de l’action publique », résume l’esprit de cette concertation qui vise à rapprocher davantage l’Exécutif et le Parlement autour des priorités nationales.
S’exprimant au nom des présidents des groupes parlementaires, leur coordonnateur, le député national Mundela Kanku, a souligné que cette initiative répond à une nécessité politique et institutionnelle.


Selon lui, un échange régulier entre les deux institutions permet d’anticiper les difficultés avant qu’elles ne deviennent des blocages susceptibles de ralentir les réformes.
« Concerter en amont, c’est éviter les blocages en aval. C’est donner plus de force aux réformes et davantage de légitimité à notre action commune », a-t-il déclaré devant la Cheffe du Gouvernement.
Le coordonnateur des groupes parlementaires a également rappelé que le Parlement ne se limite pas à exercer son pouvoir de contrôle sur l’Exécutif. Il demeure, a-t-il insisté, un acteur essentiel dans la conception, l’adoption et le suivi des politiques publiques. Pour lui, la majorité parlementaire partage avec le Gouvernement la responsabilité de répondre aux attentes de la population.
« Nous portons ensemble une responsabilité devant la Nation. Le Gouvernement est issu de cette majorité parlementaire qui l’a investi », a affirmé Mundela Kanku, plaidant pour une collaboration fondée sur la confiance et le respect des compétences de chaque institution.
Afin de rendre cette coopération plus efficace, les présidents des groupes parlementaires ont proposé l’institutionnalisation d’un cadre permanent de concertation. Ils souhaitent notamment l’élaboration d’un calendrier régulier de réunions ainsi que la désignation de points focaux chargés d’assurer le suivi des échanges entre le Gouvernement et le Parlement.

Parmi les propositions formulées figure également l’organisation d’une concertation de quarante-huit heures avant le dépôt de tout projet de loi. Cette démarche, selon ses initiateurs, permettrait d’éviter les incompréhensions, de renforcer la cohésion de la majorité et de présenter un front uni sur les grandes réformes nationales.
« L’unité des institutions constitue un facteur essentiel de stabilité et d’efficacité dans la conduite des politiques publiques », estiment les responsables parlementaires.
Selon les participants, ce mécanisme de concertation devrait contribuer à améliorer la qualité du travail législatif, à accélérer l’exécution du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028 et à soutenir la vision portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur du développement du pays et de l’amélioration des conditions de vie des Congolais.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges engagés depuis l’installation du Gouvernement Judith Suminwa Tuluka, dont plusieurs responsables ont régulièrement insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les institutions pour assurer l’application des réformes économiques, sociales et sécuritaires. Dans un contexte où les attentes de la population demeurent élevées, la réussite de ce cadre de concertation dépendra désormais de sa mise en œuvre effective, de la régularité des échanges et de la capacité des deux institutions à transformer leurs engagements en résultats concrets au bénéfice des citoyens.
Willy Ulengu Samuanda