
L’Assemblée provinciale du Sud-Ubangi a franchi une étape décisive pour la gouvernance de la province. Réunis en séance plénière ce mardi sous la direction de leur président, Malachie Adugbia Likundu, les élus ont adopté le calendrier de la session ordinaire de mars 2026. Cette session, essentiellement consacrée au contrôle parlementaire, s’annonce particulièrement scrutée en raison des dossiers de reddition de comptes et de gestion des fonds publics qui y figurent.
Le cœur de cette session sera marqué par deux dossiers majeurs qui pourraient fragiliser l’exécutif provincial. D’une part, les députés examineront la mise en accusation du ministre provincial de l’Éducation, soupçonné de malversations dans la gestion des fonds alloués à l’organisation des examens d’État. D’autre part, le ministre des Finances devra répondre à une question orale avec débat, initiée par le député Dieudonné Mokabi Mambembe, sur la transparence des recettes provinciales.
Pour pallier l’absence de budget définitif, l’honorable Sandrine Moolo Demomo a plaidé pour l’adoption rapide d’un budget de crédits provisoires, garantissant ainsi le fonctionnement minimal des services publics de la province.
Outre les questions financières, l’Assemblée a acté la recomposition de son effectif. Le président Malachie Adugbia a clarifié le sort des sept députés visés par une procédure d’invalidation pour absentéisme : après examen des recours, cinq ont été réhabilités, tandis que deux ont vu leur déchéance confirmée. Leurs suppléants seront prochainement investis pour assurer la continuité de la représentation populaire.
En conclusion de la séance, le « speaker » a exhorté les élus à déposer avec diligence les rapports de leurs vacances parlementaires, outils indispensables pour remonter les doléances des populations de l’arrière-province vers l’hémicycle
Willy Ulengu Samuanda