
La localité de Fungurume, dans la province du Lualaba en République démocratique du Congo, est le théâtre de troubles violents alors que des creuseurs artisanaux et des transporteurs de minerais expriment leur mécontentement envers Tenke Fungurume Mining (TFM).
Les tensions ont atteint un niveau critique après l’érection d’une barrière par TFM sur la route nationale numéro 39, empêchant le passage des minerais par moto.
Les manifestants, furieux, ont bloqué la route en incendiant des pneus, défiant ainsi l’autorité de l’entreprise minière. Les forces de l’ordre ont été déployées pour rétablir l’ordre public, utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires. Malheureusement, deux personnes ont perdu la vie lors de ces échauffourées, et plusieurs autres ont été blessées, selon des sources locales.
Les tensions, débutées jeudi 1er février, persistent, marquées par des tirs de balles réelles résonnant encore dans la commune de Fungurume, située à environ 100 kilomètres de la ville de Kolwezi, le chef-lieu de la province du Lualaba.
Face à cette situation explosive, les forces de l’ordre renforcent leur présence sur les routes pour rétablir la stabilité et garantir la sécurité dans cette région. Malgré des pourparlers entre les creuseurs artisanaux et les autorités communales jeudi soir, aucune solution n’a été trouvée, poussant les manifestants à barricader la route menant à l’entreprise Tenke Fungurume Mining.
La tension persistante entre les creuseurs artisanaux et TFM souligne les défis persistants auxquels est confrontée l’industrie minière congolaise, marquée par des conflits récurrents sur les questions de droits, de conditions de travail et de partage des ressources. La nécessité d’un dialogue constructif et d’une coopération entre toutes les parties prenantes est plus urgente que jamais pour prévenir de futures violences et promouvoir un secteur minier durable et équitable.
Basile Muya