
Un an après son investiture, le gouvernement Suminwa dresse un premier bilan. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Libotayi, apparaît comme l’un des artisans majeurs des résultats obtenus.
Un an après le vote de confiance de l’Assemblée nationale, la Première ministre Judith Suminwa a présenté vendredi, depuis Kolwezi, le premier rapport d’étape de son gouvernement. Seize réalisations clés sont mises en avant. Sur ce total, onze sont directement ou partiellement portées par le ministère des Finances, dirigé par Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi. Un constat qui le place dans le cercle restreint des ministres moteurs de l’action gouvernementale.
Dans un contexte budgétaire contraint, sur fond d’insécurité persistante dans l’Est du pays et de pressions économiques, le ministère a joué un rôle central pour maintenir les équilibres financiers. Stabilisation du franc congolais, maîtrise de l’inflation, hausse des réserves de change, relance de projets structurants : autant d’actions saluées dans le bilan.

Parmi les faits saillants :
– Stabilisation du taux de change et ralentissement de l’inflation, dans un contexte post-électoral et régional tendu ;
– Réduction du train de vie des institutions et recentrage des dépenses sur des priorités ;
– Hausse des crédits à l’investissement, en particulier dans l’industrie ;
– Rationalisation de la parafiscalité, avec le ministère de l’Économie ;
– Financement de programmes sociaux, dont le PDL-145T, la gratuité de la maternité et de l’école primaire ;
– Revalorisation salariale des militaires et policiers ;
– Conclusion positive de la 6ᵉ revue avec le FMI, avec à la clé un nouveau programme appuyé par la Facilité élargie de crédit ;
– Redémarrage de projets énergétiques stratégiques, comme Inga et Katende.
Ce premier bilan montre l’ambition de faire des finances publiques un instrument de souveraineté et de redistribution. Doudou Fwamba, discret mais influent, a imposé un rythme et une rigueur dans la gestion budgétaire, qui ont permis au gouvernement de tenir une ligne claire et payante face aux urgences sociales et aux contraintes financières.