L’IA inquiète le journalisme africain, des experts de la presse réunis en conférence-débat à Kinshasa pour en parler

Alors que l’intelligence artificielle (IA) bouleverse le paysage médiatique mondial, certaines voix osent s’élèver en République démocratique du Congo pour alerter sur les dérives potentielles de cette technologie dans le secteur de l’information.

Réunis samedi à Kinshasa autour d’une conférence organisée par le Réseau panafricain des journalistes (RPJ/RDC), professionnels des médias, universitaires et experts ont confronté leurs regards sur les conséquences concrètes de l’IA dans les rédactions.

« L’IA transforme notre manière de produire, de diffuser et de consommer l’information », a reconnu Bibiche Muzeke, présidente du RPJ en RDC.

Mais au-delà de l’enthousiasme suscité par ces avancées, elle a souligné les risques concrets de manipulation de l’information. Des cas récents de désinformation dans certaines radios de Kinshasa, impliquant des usurpations d’identité facilitées par l’IA, ont été rapportés, illustrant les défis éthiques croissants.

Trois sous-thèmes ont permis d’explorer les implications de l’IA sur la vérification des sources, la reconfiguration des agences de presse, ainsi que l’évolution des formes d’écriture et de diffusion. Deux professeurs et un journaliste de renom ont animé ces échanges, dans une atmosphère mêlant lucidité critique et volonté d’adaptation.

En clôture, Adrien Wayi, président continental du RPJ, a rappelé la mission du réseau : accompagner les journalistes africains dans cette transformation majeure du métier, tout en préservant les fondements éthiques de leur profession.

Parmi les participants figuraient le directeur général de l’Agence congolaise de presse (ACP), Bienvenu-Marie Bakumanya, ainsi que plusieurs figures influentes du secteur médiatique congolais.

LUKEKA KALUME 

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