
Le géant américain des télécommunications spatiales Starlink, filiale de SpaceX, a officiellement obtenu le feu vert des autorités du pays pour opérer en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié ce samedi 2 mai 2025, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a confirmé l’octroi d’une licence de réseau et services de télécommunications à Starlink DRC S.A., désormais autorisée à fournir un accès Internet sur l’ensemble du territoire congolais.

Cette annonce intervient dans un climat géopolitique en recomposition. Le 25 avril dernier, la RDC et le Rwanda signaient à Washington une déclaration de principes visant à apaiser les tensions, sous l’égide du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Ce dernier avait alors insisté sur le lien étroit entre stabilité régionale et développement économique durable. « La paix durable doit précéder le développement économique », avait-il martelé, avant de louer l’initiative de Kinshasa et Kigali, saluant les efforts de médiation régionaux et appelant à des résultats concrets pour les populations.
L’arrivée de Starlink en RDC, longtemps retardée par des questions administratives, marque un tournant stratégique. Elle s’inscrit dans le sillage de la nouvelle dynamique impulsée par l’administration Trump depuis sa réélection. En fin 2024, le président américain avait nommé Elon Musk, patron de SpaceX et homme fort de la Silicon Valley, à la tête d’un ambitieux ministère de l’Efficacité gouvernementale, aux côtés de l’ex-candidat Vivek Ramaswamy. L’objectif affiché : démanteler la bureaucratie et favoriser un retour de l’efficacité dans l’administration fédérale – mais aussi dans l’action internationale des États-Unis.


La RDC, riche en ressources critiques et positionnée comme un nœud stratégique des chaînes d’approvisionnement mondiales, devient ainsi une cible privilégiée des investissements américains.
« Nos entreprises, y compris africaines, apporteront une gouvernance responsable et des chaînes d’approvisionnement fiables », a souligné Marco Rubio à Washington, mettant en lumière l’appétit croissant des États-Unis pour les partenariats gagnant-gagnant en Afrique centrale.
Pour Kinshasa, l’arrivée de Starlink ouvre de nouvelles perspectives. Dans un pays marqué par des déserts numériques, l’Internet par satellite pourrait désenclaver les zones les plus reculées et contribuer à la modernisation des services publics et privés. La firme américaine, qui a déjà séduit plusieurs pays africains par sa couverture rapide et sa technologie de pointe, ambitionne désormais de faire de la RDC un hub stratégique pour son déploiement continental.

Mais le défi reste immense. La stabilité dans l’Est du pays, encore fragile malgré les engagements de Washington et Kigali, conditionnera en grande partie le succès de cette implantation. Pour l’heure, la balle est dans le camp de Starlink, qui s’est engagé à lancer ses services « dans les tout prochains jours ».
LUKEKA KALUME
C’est une bonne nouvelle pour nous en RDC.
Assez aux mauvaise connexion internet.
Soyez le bien venu
Une bonne nouvelle pour désenclaver la mauvaise connexion internet surtout dans les milieux ruraux. Nous pensons la firme américaine tiendrait compte de coût de vie de l’ensemble des congolais et soit le bien venu.