Genève | Le Ministre de la Justice Guillaume Ngefa réaffirme la volonté du Gouvernement de juger les crimes du M23

Le Président Félix Tshisekedi a exhorté, lundi 8 septembre à Genève, la communauté internationale à reconnaître le génocide perpétré par l’armée rwandaise et ses alliés du mouvement rebelle M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Son message a été diffusé lors d’une conférence scientifique consacrée au « Genocost », en marge de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« Il est temps de briser le cycle du déni, de l’impunité et de la récidive dans la région des Grands Lacs », a déclaré le chef de l’État.

Il a rappelé que « depuis plus de trois décennies, nos populations payent des tributs humains insoutenables ». Tshisekedi a plaidé pour une reconnaissance internationale des violences commises en RDC depuis les années 1990, qu’il qualifie de crimes génocidaires.

Le Président de la République a articulé son plaidoyer autour de trois priorités : une cartographie des crimes à caractère génocidaire, leur qualification juridique au regard du droit international et la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle adapté au contexte congolais.

« Reconnaître un génocide, c’est protéger l’avenir en refusant l’oubli et le relativisme », a-t-il insisté.

Le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, a renchéri, affirmant la « ferme volonté » du gouvernement de juger les crimes de masse et les actes de nettoyage ethnique attribués aux rebelles du M23, soutenus par Kigali. Il a souligné la création du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits (Fonarev) comme un outil de justice et de solidarité.

Samuel Mbemba, Ministre des Droits humains, a rappelé que l’histoire récente de la RDC est marquée par une succession de crises humanitaires et de conflits d’une brutalité inédite depuis 1993, transformant l’Est du pays en « théâtre à ciel ouvert » de violences massives.

Le terme « Genocost », utilisé par des chercheurs et associations congolaises, désigne l’ensemble des crimes de masse commis en RDC depuis trois décennies. L’événement de Genève a réuni diplomates, experts et acteurs de la société civile. L’envoyé spécial de l’Union africaine pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a rappelé les conclusions du rapport Mapping de l’ONU, tandis que la cheffe de la Monusco, Bintou Keita, a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner la RDC dans un processus de justice transitionnelle « porté par les Congolais eux-mêmes ».

LUKEKA KALUME 

Un commentaire sur « Genève | Le Ministre de la Justice Guillaume Ngefa réaffirme la volonté du Gouvernement de juger les crimes du M23 »

  1. Hi there, just became alert to your blog
    through Google, and found that it’s truly informative.

    I’m going to watch out for brussels. I’ll be grateful if you continue this in future.
    Many people will be benefited from your writing. Cheers!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.