
Le gouvernement et l’Alliance Fleuve Congo/M23 ont signé, ce samedi 12 juillet à Doha, une déclaration de principes destinée à ouvrir la voie à un accord de paix global d’ici à la mi-août. Fruit de trois mois de négociations directes sous la facilitation du Qatar, ce texte balise les prochaines étapes du processus politique en cours.
Le document, paraphé par Sumbu Sita Mambu pour Kinshasa et Benjamin Mbonimpa pour l’AFC, engage les deux parties à respecter un cessez-le-feu permanent, à mettre fin à toute forme de propagande hostile, et à prohiber tout recours à la force. Il prévoit également la mise en place d’un mécanisme de vérification du cessez-le-feu impliquant la MONUSCO et, si besoin, des structures régionales.
Parmi les mesures de confiance envisagées figure un dispositif, sous l’égide du CICR, destiné à faciliter la libération des personnes détenues dans le cadre du conflit. Une feuille de route pour la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées de l’Est du pays sera précisée dans l’accord final.
Les signataires s’engagent à appliquer sans délai les dispositions de la déclaration, au plus tard le 29 juillet. Les négociations formelles en vue de l’accord de paix doivent s’ouvrir d’ici au 8 août, pour une signature attendue autour du 18 août 2025.
Le document salue par ailleurs le rôle du Qatar comme facilitateur, le soutien des États-Unis et l’accompagnement de l’Union africaine dans cette phase délicate du processus.