
Arrêtée le 4 août à Kinshasa dans des circonstances controversées, la journaliste Glody Ndaya a recouvré la liberté ce jeudi 7 août. Une issue favorable saluée par l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE), qui évoque une mobilisation « déterminée et solidaire » du monde médiatique congolais.
Directrice de la radio web Eventsrdc.com et membre du conseil d’administration de l’ACOFEPE, Glody Ndaya avait été interpellée en pleine journée par des individus en tenue civile alors qu’elle sortait d’un rendez-vous professionnel dans la commune de la Gombe. Son arrestation, jugée arbitraire par plusieurs organisations, avait suscité une vague de réactions tant dans les milieux journalistiques nationaux qu’internationaux et sur les réseaux sociaux, sous le mot-clé #LibérezGlodyNdaya.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa libération, l’ACOFEPE a tenu à remercier les professionnels des médias, les ONG de défense des journalistes, ainsi que toutes les voix qui se sont élevées pour exiger le respect de la liberté de la presse. L’organisation rappelle que cet épisode démontre les risques auxquels sont confrontés les journalistes, en particulier les femmes, souvent ciblées par des actes d’intimidation dans l’exercice de leur métier.
L’ACOFEPE appelle les autorités étatiques à garantir, de manière effective, la sécurité des journalistes sur l’ensemble du territoire national, en conformité avec les engagements internationaux du pays. Elle insiste également sur l’importance de renforcer les mécanismes de protection, notamment à l’égard des femmes journalistes.

Si la libération de Glody Ndaya marque une victoire pour la presse congolaise, l’ACOFEPE assure rester « vigilante » face à toute tentative de répression ou d’atteinte à la liberté d’expression.
ANGE ALOKI