
De retour du Forum sur le financement des infrastructures tenu à Luanda, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, affiche une ambition claire : hisser la République démocratique du Congo (RDC) au rang des pays africains dotés d’un réseau routier solide et durable.
Le Ministre entend désormais s’inspirer du modèle angolais, salué pour la qualité et la longévité de ses routes.
« Ce que nos voisins appellent une route macadamisée, c’est une route bâtie pour durer 50 ans. Cinquante ans ! C’est le standard que nous devons atteindre », a-t-il déclaré à son retour à Kinshasa.



L’Angola, pays frontalier avec plus de 2 500 kilomètres partagés avec la RDC, a profondément transformé son visage grâce à une politique d’infrastructures planifiée et cohérente. Pour John Banza Lunda, ce succès doit servir d’exemple.
« Il n’est jamais mauvais de s’inspirer des bons modèles », souligne-t-il, rappelant que la rencontre de Luanda a permis d’échanger avec d’autres pays africains sur les stratégies de construction durable et interconnectée.



Le Ministre compte introduire de nouvelles normes nationales dans la construction routière, afin de mettre fin aux ouvrages éphémères et coûteux. Cette initiative s’inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la modernisation des infrastructures au cœur de son action.
« Nous allons faire mieux. J’invite nos concitoyens à la patience et à la discipline. Nous allons serrer la ceinture pour construire des infrastructures conformes aux normes internationales », a insisté le Ministre.
La mission du ministre en Angola ouvre la voie à une coopération technique et économique accrue. Selon lui, des experts et investisseurs angolais arriveront dès la semaine prochaine en RDC pour accompagner la mise en œuvre de cette nouvelle politique.




Plusieurs projets routiers reliant la RDC à l’Angola figurent déjà dans les priorités du ministère :
- Mbanzangungu – Kipangulu (frontière angolaise)
- Route de Loufou, vers l’Angola
- Kananga – Kalamba-Mbuji, jusqu’à la frontière
- Et, côté angolais, la route de Dembo
Ces chantiers visent à renforcer l’intégration régionale et à fluidifier les échanges économiques entre les deux pays.
Espérant Daniel KAMBULU