
Après une première étape remarquée dans le territoire de Kazumba, le sénateur Cédric Ngindu Biduaya a poursuivi sa tournée de vacances parlementaires ce jeudi 19 février, posant ses valises dans le territoire de Luiza, au cœur du Kasaï Central.
Cette visite de terrain, loin d’être une simple formalité, s’inscrit dans une démarche de proximité essentielle : celle d’écouter de près les préoccupations des populations, d’évaluer sur le vif les réalités locales et de suivre de près l’exécution des projets publics, notamment ceux ambitieux du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T).

La rencontre organisée à Luiza a rassemblé un panel représentatif de la communauté : autorités territoriales, administrateur du territoire et son équipe dévouée, forces de sécurité garantes de la paix, chefs coutumiers dépositaires des traditions, agents et fonctionnaires de l’État œuvrant au quotidien, ainsi que des représentants dynamiques de la société civile. Ces échanges, riches et francs, ont permis de cerner les enjeux spécifiques à Luiza, avec une attention particulière portée à la situation sécuritaire, un point névralgique pour le développement de la région.
L’administrateur du territoire, Jean Calvin Kamonvo, n’a pas mâché ses mots pour décrire les défis qui freinent l’essor de Luiza. Il a mis en lumière les problèmes persistants de conflits fonciers et de litiges coutumiers, qu’il a identifiés comme de véritables freins à la stabilité locale. Plus alarmant encore, il a fermement dénoncé l’ingérence de certains acteurs politiques dans les affaires coutumières. Rappelant avec force que la gestion du pouvoir coutumier relève des familles régnantes et non des politiciens, il a lancé un appel pressant à ces derniers : qu’ils se concentrent sur leurs missions politiques et laissent aux autorités locales la responsabilité de la gestion territoriale, garante d’un équilibre respectueux des traditions et de la gouvernance.


Dans ce contexte, le sénateur Cédric Ngindu Biduaya a procédé à l’inspection de plusieurs infrastructures cruciales relevant du PDL-145 et du projet « 100 jours ». Le constat est cependant amer : de nombreux chantiers restent inachevés, affectant directement le bureau administratif, le marché local et plusieurs établissements scolaires. Face à cette situation préoccupante, une demande officielle lui a été adressée. Il est désormais le porte-parole des attentes des habitants de Luiza, appelé à plaider auprès des autorités compétentes pour la finalisation de ces travaux, considérés comme essentiels non seulement pour le développement local, mais aussi pour l’amélioration concrète des conditions de vie des populations.
Cette étape à Luiza s’inscrit dans une tournée provinciale plus vaste, initiée à Kazumba et qui s’étendra aux autres territoires du Kasaï Central. L’objectif est clair et ambitieux : porter les préoccupations légitimes des populations directement au niveau national, afin que les enjeux locaux soient entendus et traités avec la diligence qu’ils méritent.
Par Anastasie Mimbolo