Après le baptême de sa philosophie inflexionnelle, l’éminent penseur politique professeur Ngoma-Binda reçevra la couronne sacré d’un Grand Chancelier des Belles Lettres le samedi 6 juin 2026. de l’OASP à l’UNIKIN

Quelques mois après la présentation de ses « Mélanges » au Centre Culturel du Congo, l’éminent penseur politique sera sacré Grand Chancelier des Belles Lettres le samedi 6 juin 2026. Un double ancrage, scientifique et continental, qui consacre l’un des esprits les plus vigoureux de la République démocratique du Congo.

Sur la Colline inspirée, l’année 2026 restera sans doute celle de la consécration absolue pour Elie Phambu Ngoma-Binda. Le samedi 6 juin prochain, de 10h00 à 13h00, le Chapiteau de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) abritera le couronnement solennelle de ce professeur émérite, élevé au rang de Grand Chancelier des Belles Lettres et des Sciences Humaines par l’Organisation Africaine des Sciences Politiques (OASP). Cet hommage continental vient parachever une séquence de reconnaissance académique d’envergure.

« Élever le Professeur Ngoma Binda à cette dignité n’est pas seulement un hommage à un homme, c’est la célébration d’une pensée rigoureuse qui éclaire la gouvernance et l’éthique sur notre continent », soutient la direction de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, qui coordonne ce jubilé au sommet du savoir.

De la chaire au prétoire : la moisson de la philosophie inflexionnelle

Ce sacre de juin n’est en réalité que le prolongement naturel d’un premier séisme intellectuel survenu le 28 février 2026 au Petit-Théâtre du Centre Culturel du Congo. Ce jour-là, sous le parrainage scientifique des professeurs Vital MbuIlu Muanda et Jean-Christ Kinanga Masala, la communauté universitaire avait officiellement baptisé les Mélanges dédiés au vieux maître, parallèlement à la sortie de son ouvrage testamentaire : Penser le politique, le droit et l’éthique : la philosophie inflexionnelle.

« Après des années consacrées à la formation académique, le penseur récolte aujourd’hui la grande moisson qu’il a semée durant des décennies dans l’enseignement », observe un chercheur du Département de Philosophie, rappelant l’impact de ce concept qui impose à la pensée pure de s’infléchir face aux urgences du terrain africain.

Le rendez-vous du 28 février, rehaussé à l’époque par le mot de lancement de l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo, avait permis de mesurer l’ampleur interdisciplinaire de l’œuvre de l’ancien Secrétaire Général Académique de l’UNIKIN. Des spécialistes de la littérature, des métaphysiciens et des juristes s’étaient succédés à la tribune pour disséquer cette nouvelle grille de lecture de la responsabilité publique.

« La philosophie inflexionnelle constitue un jalon important dans notre paysage intellectuel, en ce qu’elle invite à repenser de manière chirurgicale les fondements normatifs de la gouvernance », analysent les éditeurs des Mélanges, liant l’éthique de la gestion étatique à la rectitude scientifique.

 

Le carrefour de la haute intelligentsia africaine

Pour la cérémonie du 6 juin 2026, le protocole s’annonce encore plus lourd, passant de l’échelon national à l’envergure panafricaine. Le programme de cette matinée académique s’articulera autour de trois moments directeurs : l’éloge scientifique, qui fera office de séance de rattrapage pour ceux qui ont manqué les débats de février, le rite de couronnement sous les insignes de l’OASP, et un cocktail d’honneur propice aux apartés politiques et diplomatiques.

« Cette rencontre s’annonce comme un moment fort de la vie intellectuelle, réunissant universitaires, décideurs publics et acteurs culturels autour d’une réflexion approfondie sur les défis contemporains du vivre-ensemble », confirme le communiqué officiel conjoint de la Faculté et de l’organisation panafricaine.

Pour l’école philosophique congolaise ses prouesses dépendront de la capacité de la jeune génération à digérer et à appliquer la pensée de Elie Ngoma-Binda. Produire des ouvrages de référence et recevoir des couronnes africaines sous un chapiteau sont des symboles forts, mais ils ne prendront leur sens que si la philosophie inflexionnelle sort des auditoires pour inspirer les réformes législatives du gouvernement Suminwa.

Si l’élite politique s’approprie ces manuels pour assainir les mœurs de l’administration publique, la RDC aura réussi sa transition intellectuelle. Dans le cas contraire, ces cérémonies successives ne resteront que de belles fresques nostalgiques. À Sasa Studio, nous serons au premier rang ce 6 juin ; car lorsque la constance d’un maître est honorée, c’est la conscience de toute la République qui se réveille.

Willy Ulengu Samuanda

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