RDC : Nathalie Kambala (FMMDI) à la formation sur la médiation et la gestion des conflits à l’hôtel Sultani de Kinshasa

L’ONG FMMDI (Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral) a pris part à un atelier de formation sur la médiation et à la gestion des conflits.

L’événement, qui se tient à l’hôtel Sultani de Kinshasa depuis ce lundi 17 juillet, réunit quarante femmes de quatre pays africains, dont le Mali, la Centrafrique, le Mozambique et la RDC. Il durera jusqu’au 20 juillet 2023, soit pendant 4 jours.

L’atelier est organisé par la Fondation « Pélagie Muhirigwa », grâce au financement des Pays Espagnols et à la collaboration de deux professeurs américains. D’après les informations recueillies, l’objectif principal de cette rencontre est de renforcer les capacités des femmes leaders africaines engagées dans la lutte pour mettre en œuvre l’agenda Femme, Paix et Sécurité, exigence sine qua non de la résolution 1325 de l’ONU. Les participantes seront formées aux stratégies et à la méthodologie de la médiation et de la négociation en faveur de la paix. Pendant ces quatre jours, elles partageront leurs expériences dans la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre, ainsi que dans la recherche de la paix.

Les participantes congolaises proviennent de plusieurs villes du pays, dont Bunia, Ituri, Bukavu, Goma et Kinshasa.

Cette première journée de formation a été marquée par des allocutions de la représentante de la Fondation « Pélagie Muhirigwa », de l’ambassadeur de l’Espagne en RDC et de la représentante de la ministre nationale du Genre. Un panel, composé notamment de la Directrice-Pays de FMMDI Nathalie Kambala Luse et de femmes venues de l’Est de la RDC, du Mali, de la CEAC et de la Centrafrique, a été présenté.

Réputée pour sa perspicacité dans ce domaine, l’ONG FMMDI a fait part de ses expériences dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), avec cette innovation émouvante de la signature d’engagement des autorités traditionnelles portant sur l’abolition des coutumes avilissantes à l’égard des femmes victimes (entre autres amendes injustes infligées jadis sur toute femme victime des VBG), dans la région du Kasaï.

Nathalie Kambala Luse a, au nom de son ONG, mentionné les espaces d’apprentissage créés à Kananga et Tshikapa pour la résolution des conflits et la recherche de la paix, ajoutant à cela les incubateurs préparés à Kananga et à Tshikapa d’une part et des mini incubateurs à Luiza, Dibaya, Kamonia et à Kananga, d’autre part.

Il sied d’ajouter que les travaux de cet atelier de formation porteront aussi sur les échanges d’expériences, les jeux de rôles, la résolution des conflits et la cohabitation pacifique des communautés.

Basile Muya

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