Thérèse Wagner : « Les FDLR sont le prétexte des rwandais pour des interventions injustifiables chez nous. Ils doivent rentrer chez eux »

Dans une déclaration sans fioritures, mais chargée de sous-entendus géopolitiques, Thérèse Wagner Kayikwamba, cheffe de la diplomatie, a secoué mercredi les murs feutrés du Conseil de sécurité de l’ONU.

Face aux puissances mondiales réunies, la ministre d’État a lâché une phrase lourde d’histoire et d’accusations :

« Les FDLR doivent rentrer au Rwanda. »

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda, résidus armés de la tragédie de 1994, traînent leur errance depuis des décennies dans les forêts congolaises. Pour Kinshasa, cette présence est devenue l’excuse trop commode des ingérences militaires rwandaises sur le territoire congolais, notamment au Nord-Kivu.

« Leur présence alimente un prétexte commode à des interventions injustifiables », a martelé Wagner, en visant Kigali, sans le nommer dans un premier temps.

Mais, la ministre des affaires étrangères ne s’est pas arrêtée là. Dans un passage plus frontal, elle a exigé que le Rwanda assume cette réalité comme « une part de son propre héritage ». Le ton est posé, le message clair : les FDLR ne seront plus l’alibi permanent d’une guerre à bas bruit dans l’Est de la RDC. Plus question de manipuler les morts, ni de hiérarchiser les douleurs. La page, selon Kinshasa, doit être tournée, « sans recycler les FDLR », comme l’a documenté le groupe d’experts de l’ONU.

LUKEKA KALUME 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.