
Le Festival Grand Kasaï, en route pour sa 4ᵉ édition, peut compter sur l’ONG Mamans An’sar du Congo. Dans un Kasaï-Central en quête de lumière, la culture devient arme douce et levier de cohésion.
Par les temps qui courent, soutenir une manifestation culturelle au cœur du Kasaï relève presque de l’acte politique. L’ONG Mamans An’sar du Congo (MAC), qui milite pour les droits des femmes dans la région, l’a bien compris. Elle appose son nom à la grande finale du Festival Grand Kasaï, prévue en juin 2025 à Tshikapa, comme on appose une signature sur un manifeste. Thème du rendez-vous : « Une paix durable pour un Congo meilleur ». Tout est dit.
Sabina Kabulo Kibambe, coordonnatrice de MAC, ne s’est pas contentée d’un simple soutien de façade.
« C’est une vitrine pour nos jeunes artistes, un miroir tendu à notre patrimoine, et une main tendue vers un avenir apaisé », souffle-t-elle lors d’une réunion préparatoire.
Trois talents du Kasaï-Central y porteront les espoirs de la province. Trois visages de la relève.

Dans l’autre coin de l’arène culturelle, Me Alexandre Tshiama Mamba, voix du Centre Culturel de la Jeunesse (CCJ), hausse le ton. Elle interpelle l’État, les élus, les mécènes :
« Il faut financer ce festival. Sans ressources, pas de scène, pas d’écho. »

Derrière l’appel, une conviction : que l’art, au-delà des mots et des maux, peut cimenter l’unité d’une région fracturée.
FREDDY MILLIONS MBWEBWE