Urgent | Félix Tshisekedi donne signe de vie et éteint les rumeurs

En séjour Bruxellois pour des raisons médicales, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a fait une première apparition publique ce mardi à l’ambassade de la RDC basée à Bruxelles, comme l’a confirmé sa porte-voix.

Dans un message consulté sur le réseau X, Tina Salama précise que le Président de la République a tenu une séance de travail ce mardi 06 Août à l’ambassade de la RDC à Bruxelles.

Le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi s’exprimera sur des sujets d’actualité sur la Radio Top Congo, bien avant son retour à Kinshasa, a-t-elle annoncé sur son compte X.

Le Chef de l’État Félix Tshisekedi est absent du pays depuis fin juillet.

 

Basile Muya

RDC | Des millions de dollars pour les dirigeants de l’ARPTC, la misère pour des millions de congolais

L’Observatoire des Dépenses Publiques (ODEP) a jeté un pavé dans la mare en dénonçant, lundi 5 août, les rémunérations exorbitantes de certains dirigeants d’entreprises publiques, notamment ceux de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC). Selon l’ODEP, les membres du collège dirigeant de l’ARPTC percevraient un salaire mensuel moyen de 340 000 USD, avec des variations comprises entre 319 321 et 439 471 dollars. 

En comparaison, les députés nationaux touchent des émoluments de 9 361 USD mensuels, conformément à la loi des finances en vigueur, ce qui signifie que les dirigeants de l’ARPTC gagnent près de trois fois plus. En effet, ces sept membres du collège dirigeant se seraient alloués des rémunérations collectives atteignant 2,3 millions de dollars par an.

L’ODEP a également révélé que ces dirigeants ont perçu 18,6 millions de dollars entre 2021 et 2023, auxquels s’ajoutent une « prime de janvier » de 3 millions USD pour l’année en cours.

Cette situation est qualifiée de scandaleuse par l’ODEP, surtout au regard de la crise humanitaire qui sévit dans l’Est du pays, où des millions de Congolais déplacés vivent dans des conditions précaires.

« Le budget de 19 millions de dollars consommé en 3 ans par ces 7 dirigeants est celui donné en 4 ans pour aider 7 000 000 de réfugiés intérieurs, avec seulement 150 FC chacun par année d’aide publique », précise le communiqué de l’ODEP.

Face à cette situation, l’ODEP appelle le président Félix Tshisekedi à suspendre immédiatement l’équipe dirigeante de l’ARPTC. De même, il exhorte Constant Mutamba, ministre de la Justice, à prendre des mesures conservatoires pour prévenir toute dissimulation de preuves liées à cette affaire de détournement de fonds publics. L’ODEP enjoint également la société civile et la population à rester vigilantes et à dénoncer de telles pratiques.

En réaction à ces révélations, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux a annoncé, dans un communiqué publié lundi soir, la création d’une Commission nationale mixte chargée d’enquêter sur les pratiques judiciaires douteuses affectant les justiciables, qu’ils soient personnes physiques ou morales (sociétés commerciales, entreprises publiques, ASBL, etc.).

 

Rédaction

Kinshasa-GLM | Les jeunes de la Force du Progrès (UDPS) accusés de vouloir attaquer Olive Lembe Kabila

Des tirs d’armes légères ont retenti ce mercredi 31 juillet sur l’avenue Uvira, dans la commune de Gombe à Kinshasa. Les policiers chargés de la sécurité de la résidence de l’ancien Chef de l’État, Joseph Kabila, ont ouvert le feu pour dissuader des individus du groupe Force du Progrès, qui tentaient de pénétrer dans la propriété.

Adam Shemishi, conseiller en communication d’Olive Lembe Kabila, a expliqué à Actualite.cd la situation :

« Les forces du progrès veulent forcer l’entrée à GLM alors que l’ex première dame Olive Lembe Kabila s’y trouvait, ce qui justifie les tirs entendus à Gombe. »

Un témoin sur place a rapporté avoir vu un groupe de jeunes se déplacer sur le boulevard Colonel Tshatshi, en direction du Fleuve Congo Hôtel.

« J’étais au secrétariat général de l’ESU, j’ai vu un groupe de jeunes traverser le boulevard Tshatshi en direction menant à Fleuve Congo Hôtel », a déclaré un jeune fonctionnaire.

 

Rédaction

Le cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda sera appliqué à partir du 4 août (Présidence angolaise)

Lors de la deuxième réunion ministérielle tenue ce mardi 30 juillet à Luanda, les délégations de la République Démocratique du Congo (RDC) et de la République du Rwanda ont conclu un accord de cessez-le-feu qui prendra effet à partir de minuit le 4 août 2024. Cette réunion, placée sous la médiation de la République d’Angola, marque un pas important vers la pacification des relations entre les deux nations.

Le président angolais Joao Lourenço a accueilli les ministres des affaires étrangères des deux pays au palais présidentiel avant le début des discussions. Le cessez-le-feu décidé à Luanda sera contrôlé par un mécanisme de vérification ad hoc renforcé, soulignant la volonté des parties prenantes de mettre en place des mesures concrètes pour assurer le respect de l’accord.

Cette reprise des discussions intervient dans un contexte où le processus de paix de Nairobi est au point mort. La semaine précédente, le président congolais Félix Tshisekedi avait critiqué la gestion de ce processus par le président kényan William Ruto, lors d’une discussion organisée par l’Initiative de Sécurité en Afrique et l’Initiative de Croissance en Afrique de Brookings. Tshisekedi avait notamment souligné que le processus de Nairobi, initialement impulsé par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, avait été mal géré par son successeur, Ruto, qu’il accusait de soutenir le Rwanda.

Les discussions à Luanda surviennent également à quelques jours de l’expiration de la prolongation de la trêve humanitaire, initiative du gouvernement américain. Cette trêve vise à avancer la feuille de route de Luanda, dans l’espoir d’apaiser les tensions et de favoriser le dialogue entre les parties.

Parallèlement à ces efforts diplomatiques, de nouveaux affrontements ont été signalés dans la nuit de lundi à mardi entre les rebelles du M23/RDF et les miliciens Wazalendo au village de Busukura, dans le territoire de Rutshuru. Les rebelles du M23 ont lancé une attaque qui a été rapidement repoussée par les Wazalendo, selon des sources locales. La semaine précédente, des combats similaires avaient eu lieu dans la région de Kinyandonyi-Ngwenda, toujours dans le territoire de Rutshuru.

 

PLACIDE LUKEKA

Révélations choc au Procès Nangaa | L’AFC vise Kinshasa et non Goma, déclare Eric Nkuba

La Cour Militaire de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, a repris ce jeudi l’examen de l’affaire Corneille Nangaa. L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et dirigeant politique de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) est jugé aux côtés de 24 autres prévenus pour crimes de guerre, participation à un mouvement insurrectionnel et trahison.

Au cours de l’audience, Eric Nkuba, également connu sous le pseudonyme Malembe, a de nouveau reconnu son rôle de cofondateur de l’AFC, affirmant être un commerçant tout en refusant de préciser la nature de son commerce.

« Corneille Nangaa est politique. Moi aussi, je suis politique. Je ne suis pas militaire », a-t-il déclaré.

Nkuba a admis avoir participé à une réunion à Rutshuru, chez le général Makenga du M23, portant sur la prise des territoires du Nord-Kivu. Il a décrit la création de l’AFC à Nairobi, en collaboration avec la branche politique de Twiraneho et le M23, en précisant que Corneille Nangaa coordonne les deux entités.

« Le M23 n’est pas mort et fonctionne toujours avec ses branches politique et militaire », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le soutien rwandais au M23, Nkuba a nié avoir vu des Rwandais à Rutshuru, mais a mentionné la présence de Rwandais au sein des FARDC et des FDLR. Il a rejeté l’accusation de trahison, affirmant que son objectif est d’instaurer une démocratie. Selon lui, l’AFC a été créée en réponse aux scandales de corruption et de mauvaise gouvernance.

Nkuba a clairement exposé les ambitions de l’AFC :

« L’objectif de l’AFC n’est pas de rester au Nord-Kivu, mais de conquérir tout le pays et d’arriver jusqu’à Kinshasa. Le but n’est pas de balkaniser le pays, mais de conquérir le pouvoir à Kinshasa. L’AFC n’a pas intérêt à conquérir Goma ou Butembo, mais Kinshasa. »

 

Placide LUKEKA

Moanda | Environ 129 pêcheurs congolais arrêtés par la marine angolaise

L’Association des pêcheurs de Kimuabi (UADPJ) a lancé un appel urgent aux autorités politico-administratives suite à l’arrestation de 129 pêcheurs congolais par la marine angolaise. Les pêcheurs, originaires de Kimuabi dans le territoire de Moanda, ont été appréhendés lors d’une patrouille marine angolaise alors qu’ils travaillaient sur le Fleuve Congo, depuis le lundi 22 juillet.

Dans une lettre adressée à l’Administrateur du territoire de Muanda, l’UADPJ rapporte que ces arrestations ont eu lieu alors que les pêcheurs exerçaient leurs activités légales. Les autorités angolaises ont également saisi une quantité significative d’équipements de pêche, comprenant 18 embarcations, 9 moteurs hors-bords, 9 filets lufuma, 129 pagaies, 9 téléphones, et d’autres équipements, qu’ils ont ensuite transportés au poste de contrôle de Luamba en Angola.

Martin Kula, Président de l’UADPJ, a exprimé son inquiétude et a appelé les autorités à intervenir rapidement pour obtenir la libération des pêcheurs.

« Nous sollicitons votre implication ainsi que celle des autorités qui nous lisent en copie afin que les pêcheurs arrêtés par la patrouille angolaise recouvrent leur liberté et reprennent leurs activités leur permettant de s’acquitter des obligations parentales ».

L’association déplore également les comportements des agents de sécurité angolais, qu’elle accuse de tracasseries et d’arrestations arbitraires fréquentes à l’encontre des pêcheurs congolais, alors que ces derniers opèrent dans les eaux territoriales congolaises.

Cette situation a provoqué une vive réaction de la population locale, notamment après le décès d’un armateur. Celui-ci, effondré par la saisie de ses équipements par la marine angolaise, est décédé des suites de ce choc émotionnel. Son corps repose actuellement à la morgue de la formation sanitaire de cette cité côtière.

 

PLACIDE LUKEKA

Rencontre controversée à Entebbe | Le gouvernement dément toute négociation avec l’AFC

Entebbe a été, ce lundi 22 juillet, le théâtre d’une tentative de rencontre entre les délégués de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et une délégation venue de Kinshasa, selon des sources ougandaises. Quatre membres de l’AFC étaient présents, et la présence de Jean-Bosco Bahala, coordonnateur du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (DDRRR), a été confirmée par des sources locales. Cependant, cette rencontre a rapidement fait l’objet de controverses.

Un responsable du bureau du président ougandais Yoweri Museveni a déclaré à l’AFP :

« Une délégation de haut niveau du gouvernement de la RDC et du M23/AFC se réunit à Kampala pour ramener la paix en RDC », sans toutefois fournir de calendrier précis. Néanmoins, les premiers échanges auraient été marqués par des incidents, et la réunion se serait terminée abruptement.

 

Jean-Bosco Bahala a fermement nié toute implication dans des négociations avec l’AFC, affirmant qu’il se trouvait en Ouganda pour une mission différente.

 

« Je n’ai pas rencontré les gens du M23, ma mission étant bien définie dans le cadre du DDRRR ! Le ministre de la Communication a été clair là-dessus. Des esprits malins ont voulu profiter de ma présence à Kampala pour salir mon image et celle du gouvernement qui n’a jamais entrepris aucune démarche de négociation directe avec les terroristes du M23 », a-t-il déclaré à nos confrères d’ACTUALITE.CD.

Il a également précisé :

« Je ne suis pas au courant. Mensonges ! Je suis à Kampala mais dans un autre cadre ! Celui du rapatriement des enfants congolais libérés par le LRA en Centrafrique ! Quelqu’un veut profiter de cette coïncidence pour me salir et je sais d’où ça vient ! »

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a également démenti toute négociation en ces termes :

« Aucune personne n’a été mandatée par le gouvernement pour une quelconque forme de discussion avec les terroristes du M23 à Kampala. »

Pour rappel, la République Démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé sa position ferme concernant les discussions avec le Rwanda. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait déclaré lors d’un briefing de presse le 8 juillet dernier que toute rencontre devait se tenir dans le cadre du processus de Luanda, excluant toute négociation directe en dehors de ce cadre.

 

Placide LUKEKA

Augustin Kabuya alerte sur les tentatives de déstabilisation de l’UDPS et même du régime

Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, est confronté à une sérieuse contestation interne, avec plusieurs cadres du parti qui retirent leur confiance. En réponse, Kabuya a publié un communiqué ce mercredi 17 juillet, dans lequel il appelle les militants à se montrer vigilants face aux tentatives qu’il attribue à des ennemis visant à déstabiliser non seulement le parti, mais également le régime en place.

Dans sa déclaration, Augustin Kabuya a affirmé que « l’ennemi compte déstabiliser le Parti, et par ricochet le régime », tout en réitérant qu’il ne compte pas démissionner malgré les pressions internes croissantes. À cet effet, il a rappelé la Résolution n°01/UDPS/CON-EXTRA/23 du Congrès Extraordinaire du 26 août 2023, qui lui confie la mission de garantir le bon fonctionnement et la bonne organisation du parti.

Augustin Kabuya a également évoqué le contexte national, exhortant les militants à rester unis et à soutenir le Chef de l’État dans la lutte contre l’agression et l’occupation d’une partie de l’Est du pays par l’armée rwandaise et ses alliés du M23. Il a insisté sur l’importance de respecter les textes du parti et de demeurer vigilants pour contrer toute tentative de déstabilisation.

Cependant, les critiques contre Augustin Kabuya ne faiblissent pas. Accusé de mauvaise gestion, de clientélisme et de négligence des ambitions des autres cadres, il fait face à une opposition croissante au sein de l’UDPS. Certains cadres ont même organisé une marche pour manifester leur désaccord et signifier leur mécontentement.

 

Placide LUKEKA

Guerre en RDC | Les propos de Koffi Olomidé font scandale

Antoine Christophe Agbepa Mumba, mieux connu sous le nom de Koffi Olomidé, célèbre chanteur de la rumba congolaise, a provoqué un tollé en déclarant qu’il n’y a pas de guerre en République Démocratique du Congo (RDC).

Ses propos, tenus lors de l’émission « Le Panier » diffusée sur la chaîne nationale RTNC (Radio Télévision Nationale Congolaise) ce mercredi 10 juillet, ont suscité une vive réaction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel du Congo (CSAC).

« Il n’y a pas de guerre en RDC. Quand on change un Ministre de la Défense, soi-disant dans une période de guerre, cela signifie quoi ? », a lancé le chanteur de 67 ans.

Et d’ajouter :

« Nous sommes tapés. On nous gifle, on fait de nous ce qu’on veut. »

 

Suite à ces déclarations controversées, le CSAC s’est auto-saisi de l’affaire. Koffi Olomidé, le journaliste Jessy Kabasele et le Directeur de programme de la RTNC sont convoqués à se présenter devant le conseil ce jeudi 11 juillet 2024.

Jessy Kabasele, journaliste et présentateur de l’émission « Le Panier », a tenu à se désolidariser des propos de l’artiste.

« Les propos tenus par nos invités dans LE PANIER ne nous engagent pas. Nous tenons à nous désolidariser des propos de M. KOFFI OLOMIDE dans l’émission du samedi 6 juillet 2024 sur la guerre à l’Est de la RDC », a-t-il déclaré.

Pour rappel, la RDC fait face à une agression de la part du Rwanda voisin dans sa région Est. Cette agression est menée par l’armée rwandaise en collaboration avec le groupe rebelle M23 (Mouvement du 23 mars) et, plus récemment, par des dissidents appelés AFC, dirigés par l’ancien Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa. Cette situation est motivée par les pillages des ressources minières de la RDC et l’occupation illicite de territoires congolais, avec l’installation imposée de certaines populations.

Les conséquences de cette agression sont désastreuses : massacres de populations locales, viols de femmes, et déplacements massifs de populations. Les propos de Koffi Olomidé ont ainsi été perçus comme une minimisation de la grave situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est de la RDC, provoquant l’indignation de nombreux Congolais et des autorités.

Placide LUKEKA

Lubumbashi | Les élus provinciaux conviés à une plénière extraordinaire ce mardi

Dans le Haut-Katanga, l’ouverture d’une session extraordinaire de l’Assemblée provinciale est prévue ce mardi 9 juillet au Bâtiment du 30 juin à Lubumbashi (Haut-Katanga).

Dans un communiqué de cet organe délibérant dont une copie parvenue à notre rédaction, le bureau définitif convie tous élus provinciaux à cette plénière dont l’ordre du jour n’a pas été clairement défini. De l’avis des observateurs avisés, cette plénière en pleine session extraordinaire serait essentiellement consacrée à l’investiture du gouvernement Jacques Kyabula recomposé de dix ministres provinciaux.

« Il est porté à la connaissance de tous les honorables députés provinciaux du Haut-Katanga de la tenue d’une séance plénière de l’ouverture de la session extraordinaire de mars 2024 au Bâtiment du 30 juin, siège de notre institution ce mardi 9 juillet 2024 à 10 heures », a-t-on lu dans ce communiqué signé par David Kitond, rapporteur de l’Assemblée provinciale.

Il est impérieux de signaler que la session de mars était déjà clôturée le week-end dernier.

Basile Muya