RDC-BELGIQUE | Le VPM Guylain Nyembo renforce la coopération pour accélérer le développement national

Le Vice-Premier Ministre, Ministre du Plan, Guylain Nyembo, a rencontré ce jeudi 8 août, l’Ambassadrice belge Roxane de Bilderling pour discuter de l’état actuel de la coopération bilatérale entre la RDC et la Belgique. 

Lors de cette rencontre, la diplomate belge a réitéré l’engagement de son pays à soutenir les efforts de développement du gouvernement congolais.

Les discussions ont porté sur les différents aspects de la coopération entre les deux nations, avec un accent particulier sur les projets de développement qui s’inscrivent dans le cadre du programme gouvernemental congolais. Roxane de Bilderling a souligné l’importance de renforcer les liens entre la Belgique et la RDC, tout en veillant à ce que cette coopération soit alignée sur les priorités du gouvernement congolais.

 

Christivie Nyamabu

Cyril Ramaphosa à Luanda pour prêter main forte à Joao Laurenço dans la résolution de la guerre dans l’Est de la RDC

La crise politico-sécuritaire en République Démocratique du Congo (RDC) a réuni, ce jeudi 8 août, les présidents angolais João Laurenço et sud-africain Cyril Ramaphosa à Luanda, capitale de l’Angola. Cette rencontre de haut niveau, organisée à l’initiative de João Laurenço, a pour objectif de renforcer les efforts visant à mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC, un conflit qui a exacerbé les tensions entre Kinshasa et Kigali.

Selon un communiqué officiel de la présidence angolaise, Cyril Ramaphosa a répondu à l’invitation de son homologue angolais quelques jours après la relance du processus de paix de Luanda. Ce processus cherche à désamorcer les tensions croissantes entre la RDC et le Rwanda, pays voisins aux relations diplomatiques tumultueuses. Au cœur de cette visite figurent les discussions sur la coopération bilatérale et régionale, avec un accent particulier sur la situation politique et sécuritaire en RDC.

Depuis le dimanche précédent, Luanda a réussi à obtenir un cessez-le-feu des parties en conflit, bien que les rebelles restent méfiants. João Laurenço, désigné par l’Union africaine comme facilitateur, joue un rôle clé pour rapprocher les positions de Kinshasa et de Kigali. Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda de soutenir la rébellion à l’Est, des allégations que Kigali a toujours fermement rejetées.

Le 30 juillet dernier, les délégués congolais et rwandais se sont rencontrés à Luanda sous la médiation de l’Angola. Cette réunion a abouti à une mesure visant à instaurer un cessez-le-feu, marquant un pas vers la désescalade des tensions. Parallèlement, ce jeudi 8 août, une réunion d’experts en renseignement sur la sécurité et la paix dans l’Est de la RDC s’est tenue à Luanda, confirmant l’engagement des parties à trouver une solution durable au conflit.

L’Union africaine et la communauté internationale placent de grands espoirs en João Laurenço pour parvenir à une réduction des tensions entre le Rwanda et la RDC. Le rôle de Cyril Ramaphosa est également crucial, étant donné que les forces armées de la SADC, déployées dans le Nord-Kivu depuis décembre 2023, sont majoritairement composées de soldats sud-africains.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment renforcé le mandat de la Monusco, permettant à la mission onusienne de soutenir les forces régionales dans les opérations militaires aux côtés des FARDC contre le groupe rebelle M23. Cependant, aucune offensive significative n’a été lancée depuis près de six mois, suscitant des inquiétudes quant à l’efficacité de cette coopération militaire.

Alors que la situation reste tendue, cette alliance entre João Laurenço et Cyril Ramaphosa symbolise un nouvel espoir pour la paix dans l’Est de la RDC, une région dévastée par des années de conflits armés.

 

Basile MUYA

BRUXELLES | Félix Tshisekedi mobilise les diplomates congolais pour une diplomatie plus active

Dans les locaux de l’ambassade congolaise à Bruxelles ce mardi 6 août, le Président Félix Tshisekedi a tenu une rencontre significative avec les diplomates congolais en poste en Belgique. 

Cet échange a principalement porté sur les enjeux de la diplomatie congolaise auprès des institutions de l’Union européenne.

Le Président Félix Tshisekedi a profité de cette occasion pour réitérer son engagement à améliorer les conditions de travail des diplomates congolais à travers le monde. Il a exhorté ces derniers à mobiliser davantage les alliés de la République Démocratique du Congo (RDC) ainsi que la diaspora congolaise concernant la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays.

Dans son discours de clôture, le Chef de l’État a rappelé le devoir de solidarité envers les compatriotes victimes de la guerre dans l’Est de la RDC. Il a également réaffirmé son engagement indéfectible pour rétablir la paix sur l’ensemble du territoire national, soulignant l’importance d’une action concertée et soutenue pour atteindre cet objectif crucial.

 

Marlaine Kanku

Commerce Extérieur | Le Ministre Julien Paluku dynamise les relations économiques entre la RDC et la Belgique

Le renforcement des échanges commerciaux entre la RDC et le Royaume de Belgique a été le principal sujet d’un entretien ce lundi 5 août entre le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et la diplomate belge Roxane de Bilderling, accréditée à Kinshasa.

Lors de cette rencontre, Julien Paluku a déclaré :

« Nous avons échangé avec la diplomate belge, Roxane de Bilderling, sur le renforcement des échanges commerciaux, la mission économique belge attendue à Kinshasa au mois d’octobre prochain ; mais aussi nous avons parlé plus des détails sur la série de mesures prises par le gouvernement congolais interdisant l’importation temporaire de quelques produits. »

Le ministre a souligné l’importance de la présence des opérateurs économiques belges à Kinshasa, affirmant que leur présence pourrait encourager d’autres investisseurs à explorer les vastes opportunités que la RDC offre.

« Les hommes d’affaires belges sont donc appelés à venir s’installer en RDC pour appuyer le développement des chaînes de valeurs qui créent plus des richesses et d’emplois », a-t-il ajouté.

Roxane de Bilderling a souligné l’appréciation du marché belge pour des produits congolais tels que le café, le cacao et l’huile de palme. Elle a également mentionné qu’une entreprise basée en Belgique développe une chocolaterie à Mutwanga, dans le secteur de Ruwenzori, territoire de Beni au Nord-Kivu.

Concernant les mesures d’interdiction temporaire de certaines importations, Julien Paluku a expliqué que ces mesures visent à protéger les industries locales et les emplois qu’elles génèrent. Cette initiative a été saluée par la diplomate belge.

Roxane de Bilderling a assuré que la mission économique prévue en octobre à Kinshasa permettra aux opérateurs économiques belges de découvrir les opportunités qu’offre la RDC et de renforcer les relations avec les chambres de commerce congolaises.

Les deux personnalités ont également discuté de la nécessité de mettre en place des stratégies pour faire du commerce extérieur un facteur de paix et de stabilité dans l’Est de la RDC, une région affectée par des violences armées persistantes.

 

Placide LUKEKA

La MONUSCO salue l’annonce d’un cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a exprimé son soutien enthousiaste à l’annonce d’un cessez-le-feu entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, annoncée par la présidence angolaise. Cet accord, qui doit entrer en vigueur le 4 août, marque une étape cruciale dans la recherche de la paix dans la région.

Cette déclaration a été faite à l’occasion de la deuxième réunion des ministres des Affaires étrangères des deux pays, qui s’est tenue à Luanda, en Angola, le 30 juillet. Cette réunion a été facilitée par la médiation du président angolais João Lourenço.

Monsieur Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Chef par intérim de la MONUSCO, a salué cette initiative, affirmant que les Nations Unies étaient prêtes à soutenir le mécanisme de vérification ad hoc chargé de superviser le respect du cessez-le-feu. Il a souligné que cet accord pourrait contribuer à une désescalade des tensions entre les deux nations et permettre le retour en toute sécurité et dignité des personnes déplacées.

« Les Nations Unies souhaitent féliciter le président angolais son Excellence João Lourenço pour ses efforts dans le cadre du processus de Luanda », a dit M. Lemarquis.

Il a également réaffirmé l’engagement des Nations Unies à soutenir les initiatives visant à restaurer la paix, la sécurité et la stabilité en RDC. Il a appelé toutes les parties impliquées à collaborer de manière constructive pour mettre fin à la violence et parvenir à une solution pacifique et durable aux conflits dans la région.

 

Ange ALOKI

Le cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda sera appliqué à partir du 4 août (Présidence angolaise)

Lors de la deuxième réunion ministérielle tenue ce mardi 30 juillet à Luanda, les délégations de la République Démocratique du Congo (RDC) et de la République du Rwanda ont conclu un accord de cessez-le-feu qui prendra effet à partir de minuit le 4 août 2024. Cette réunion, placée sous la médiation de la République d’Angola, marque un pas important vers la pacification des relations entre les deux nations.

Le président angolais Joao Lourenço a accueilli les ministres des affaires étrangères des deux pays au palais présidentiel avant le début des discussions. Le cessez-le-feu décidé à Luanda sera contrôlé par un mécanisme de vérification ad hoc renforcé, soulignant la volonté des parties prenantes de mettre en place des mesures concrètes pour assurer le respect de l’accord.

Cette reprise des discussions intervient dans un contexte où le processus de paix de Nairobi est au point mort. La semaine précédente, le président congolais Félix Tshisekedi avait critiqué la gestion de ce processus par le président kényan William Ruto, lors d’une discussion organisée par l’Initiative de Sécurité en Afrique et l’Initiative de Croissance en Afrique de Brookings. Tshisekedi avait notamment souligné que le processus de Nairobi, initialement impulsé par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, avait été mal géré par son successeur, Ruto, qu’il accusait de soutenir le Rwanda.

Les discussions à Luanda surviennent également à quelques jours de l’expiration de la prolongation de la trêve humanitaire, initiative du gouvernement américain. Cette trêve vise à avancer la feuille de route de Luanda, dans l’espoir d’apaiser les tensions et de favoriser le dialogue entre les parties.

Parallèlement à ces efforts diplomatiques, de nouveaux affrontements ont été signalés dans la nuit de lundi à mardi entre les rebelles du M23/RDF et les miliciens Wazalendo au village de Busukura, dans le territoire de Rutshuru. Les rebelles du M23 ont lancé une attaque qui a été rapidement repoussée par les Wazalendo, selon des sources locales. La semaine précédente, des combats similaires avaient eu lieu dans la région de Kinyandonyi-Ngwenda, toujours dans le territoire de Rutshuru.

 

PLACIDE LUKEKA

Renforcement des alliances | La Pologne soutient la RDC comme puissance régionale et condamne les atteintes à son intégrité

Le Président Félix Tshisekedi a accueilli ce jeudi 25 juillet, une délégation officielle de la Pologne, menée par le Secrétaire d’État Andrzej Szejna, au Palais de la Nation. Les discussions se sont concentrées sur le renforcement des relations bilatérales et la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

À l’issue de cette rencontre, le Secrétaire d’État polonais a exprimé une vision positive et ambitieuse pour l’avenir des relations entre les deux nations.

« Nous percevons la RDC comme une grande puissance régionale en Afrique centrale. Nous sommes confiantes qu’elle jouera un grand rôle tant sur le plan politique qu’économique, » a déclaré M. Szejna.

Cette affirmation peut être considérée comme l’importance stratégique que la Pologne accorde à la RDC, tant pour sa position géopolitique que pour son potentiel économique.

La crise sécuritaire dans l’Est de la RDC a également été un point central des échanges. M. Szejna a insisté sur la nécessité d’éradiquer cette situation.

« Nous soutenons sans équivoque la souveraineté de la RDC et condamnons fermement toute atteinte à son intégrité territoriale, » a-t-il affirmé.

Cette déclaration reflète le soutien de la Pologne envers la RDC dans sa lutte contre les groupes armés qui déstabilisent la région.

 

Rédaction

Élections USA | Félix Tshisekedi appelle le prochain Président à renforcer son engagement en RDC

Lors d’une discussion organisée ce mercredi 24 juillet par l’Initiative de Sécurité en Afrique et l’Initiative de Croissance en Afrique de Brookings, le président de la République, Félix Tshisekedi, a clairement exprimé ses attentes vis-à-vis du prochain président américain. Il a souligné l’importance d’un engagement renforcé des États-Unis envers la RDC et l’Afrique en général.

Le Chef de l’Etat Congolais a reconnu la compétition entre les démocrates et les républicains pour la présidence, tout en évitant de critiquer la politique actuelle. Il a néanmoins proposé une approche qui, selon lui, pourrait améliorer les relations et les actions des États-Unis en Afrique, quel que soit le gagnant de l’élection présidentielle.

« Il y a une compétition démocrate contre républicain pour savoir qui va prendre la présidence en novembre prochain. Il y a une politique qui est aujourd’hui développée, donc je n’ai pas envie de donner l’impression de la critiquer. Mais je pense quand même que l’approche que je vais définir ici peut servir à ceux qui sont là pour le moment, s’ils sont réélus, de pouvoir améliorer ce qu’ils ont déjà fait et ceux qui doivent arriver, s’ils doivent arriver, à pouvoir aussi étudier cela », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le président congolais a mis en avant le potentiel immense de la RDC, tant en ressources humaines qu’en ressources naturelles. Il a particulièrement insisté sur le rôle crucial de la jeunesse congolaise, qui représente près de 60% de la population, et sur les efforts de son gouvernement pour améliorer l’éducation, notamment par la gratuité de l’enseignement fondamental.

Félix Tshisekedi a également évoqué la capacité de la RDC à apporter des solutions aux défis mondiaux tels que l’insécurité alimentaire, le changement climatique et la transition énergétique, grâce à ses vastes ressources agricoles et ses minerais stratégiques. Il a notamment souligné l’importance du bassin du Congo dans la lutte contre le changement climatique, le qualifiant de « premier poumon mondial » devant l’Amazonie.

En dépit des potentiels, Tshisekedi a déploré l’insécurité persistante en RDC, exacerbée par une gestion défaillante depuis l’époque coloniale. Il a appelé les États-Unis à aider la RDC à retrouver une stabilité durable, condition essentielle pour que le pays puisse pleinement contribuer aux solutions globales.

« Ce que je demanderais aux États-Unis, c’est de s’intéresser davantage à cela, d’aider la République Démocratique du Congo à retrouver une stabilité permanente qui va lui permettre de montrer de quoi il est capable, de contribuer aussi avec son potentiel, ses potentialités aux problèmes du monde », a-t-il affirmé.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis, sous l’administration Biden, ont pris des mesures pour limiter l’aide militaire au Rwanda en raison de son soutien au groupe armé M23, impliqué dans le recrutement d’enfants soldats. Par ailleurs, les États-Unis jouent un rôle clé dans les efforts de médiation pour résoudre la crise entre Kinshasa et Kigali.

En novembre 2024, l’élection présidentielle américaine verra s’affronter plusieurs candidats, dont Kamala Harris pour le Parti démocrate et Donald Trump pour le Parti républicain. Tshisekedi espère que quel que soit le résultat, le prochain président américain accordera une attention particulière aux défis et aux opportunités que présente la RDC.

 

Placide LUKEKA

Rencontre controversée à Entebbe | Le gouvernement dément toute négociation avec l’AFC

Entebbe a été, ce lundi 22 juillet, le théâtre d’une tentative de rencontre entre les délégués de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et une délégation venue de Kinshasa, selon des sources ougandaises. Quatre membres de l’AFC étaient présents, et la présence de Jean-Bosco Bahala, coordonnateur du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (DDRRR), a été confirmée par des sources locales. Cependant, cette rencontre a rapidement fait l’objet de controverses.

Un responsable du bureau du président ougandais Yoweri Museveni a déclaré à l’AFP :

« Une délégation de haut niveau du gouvernement de la RDC et du M23/AFC se réunit à Kampala pour ramener la paix en RDC », sans toutefois fournir de calendrier précis. Néanmoins, les premiers échanges auraient été marqués par des incidents, et la réunion se serait terminée abruptement.

 

Jean-Bosco Bahala a fermement nié toute implication dans des négociations avec l’AFC, affirmant qu’il se trouvait en Ouganda pour une mission différente.

 

« Je n’ai pas rencontré les gens du M23, ma mission étant bien définie dans le cadre du DDRRR ! Le ministre de la Communication a été clair là-dessus. Des esprits malins ont voulu profiter de ma présence à Kampala pour salir mon image et celle du gouvernement qui n’a jamais entrepris aucune démarche de négociation directe avec les terroristes du M23 », a-t-il déclaré à nos confrères d’ACTUALITE.CD.

Il a également précisé :

« Je ne suis pas au courant. Mensonges ! Je suis à Kampala mais dans un autre cadre ! Celui du rapatriement des enfants congolais libérés par le LRA en Centrafrique ! Quelqu’un veut profiter de cette coïncidence pour me salir et je sais d’où ça vient ! »

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a également démenti toute négociation en ces termes :

« Aucune personne n’a été mandatée par le gouvernement pour une quelconque forme de discussion avec les terroristes du M23 à Kampala. »

Pour rappel, la République Démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé sa position ferme concernant les discussions avec le Rwanda. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait déclaré lors d’un briefing de presse le 8 juillet dernier que toute rencontre devait se tenir dans le cadre du processus de Luanda, excluant toute négociation directe en dehors de ce cadre.

 

Placide LUKEKA

Responsabilité directe du Rwanda dans les massacres dans l’Est | Sur TV5 Monde, Patrick Muyaya enfonce le clou

Lors d’une intervention sur la chaîne francophone TV5 Monde ce lundi 15 juillet, le porte-parole du Gouvernement congolais et Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a fermement dénoncé les actes de barbarie de l’armée rwandaise.

Il a révélé que des bombardements, menés en violation d’une trêve humanitaire, avaient causé la mort de trois enfants et blessé six autres.

Ces événements tragiques ont eu lieu après qu’une bombe larguée par la coalition RDF-M23-AFC ait frappé des civils dans le village de Bweremana, situé dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Le porte-parole du gouvernement congolais a déclaré qu’à la lumière du rapport publié par un groupe d’experts, il n’était plus pertinent de parler du M23 mais plutôt du Rwanda. Patrick Muyaya a critiqué vivement les élections tenues à Kigali, les qualifiant de « vase clos » avec des candidats de l’opposition recyclés et sans mission d’observation réputée.

Il a également souligné la violation intentionnelle de la trêve humanitaire par le Rwanda et l’aggravation de la situation sécuritaire à l’est de la RDC.

Par ailleurs, le porte-voix du gouvernement a indiqué que des clarifications étaient attendues de l’Ouganda après la publication du rapport de l’ONU qui pointe Kampala pour son soutien présumé au M23.

Enfin, il a assuré que la situation sécuritaire à Kwamouth est désormais sous contrôle des forces de sécurité, rétablissant ainsi la quiétude dans la province de Maï-Ndombe, à l’ouest du pays.

Basile MUYA