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Catégorie : ÉCONOMIE
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Daniel Mukoko : « Nous allons sanctionner de la manière la plus rigoureuse ceux qui spéculent sur le taux de change »

À Kinshasa lundi 12 Août, lors d’un briefing sur la télévision nationale, le Vice-premier Ministre de l’économie nationale Daniel Mukoko Samba a, aux côtés de Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de Communication et de Médias, étalé une litanie des dispositions prises par le gouvernement central afin de contrer la vie chère en RDC.
Dans son speech, Daniel Mukoko a reconnu que le panier de la ménagère coûte cher à cause des prix galopants des produits sur le marché.
« Les prix n’ont pas cessé d’augmenter d’années en années, mois après mois. Et le président de la République nous a instruit pour que l’on desserre l’étreinte. Les mesures qui ont été prises par le gouvernement vendredi dernier, au cours de la 8e réunion du Conseil des ministres sont celles qui devraient avoir des effets rapides sur les prix. Il s’agit d’abord d’un ensemble de produits qui ont été cités, notamment le maïs, la farine, le lait en poudre, le riz importé, les volailles, les poissons, la viande », a fait remarquer le VPM, Ministre de l’économie nationale Mukoko Samba.

Les deux membres du gouvernement Suminwa Mukoko et Muyaya, ont également évoqué la question sur les spéculateurs qui risquent de sanctions.
À cet effet, le patron de l’économie Daniel Mukoko a annoncé sans ambiguïté les dispositions prises en amont contre tout contrevenant qui se mettra à travers les mesures prises pour combattre la politique gouvernementale.
« Nous allons sanctionner de la manière la plus vigoureuse ceux qui spéculent sur le taux de change, par rapport à ce qui se passe réellement sur le marché des changes. Nous n’allons toucher qu’aux biens alimentaires, tels que la viande, le lait, le sucre et l’huile, avec l’intention d’avoir un impact immédiat », a déclaré sans atermoiements Mukoko Samba.
Mais alors, quant aux mesures prises contre la vie chère, Daniel MUKOKO SAMBA parle des droits de douane. À ce niveau, le gouvernement congolais a décidé de réduire de 50% toutes les taxes et redevances et tous les droits.
En effet, concernant la redevance rémunératoire informatique, il a été décidé de réduire de 2,5% de la valeur Cif et sa suppression a été décidée pour 9 produits.
En vue d’assurer l’efficacité et l’effectivité de la mise en œuvre de toutes ces mesures, Daniel Mukoko a lancé un vibrant appel aux acteurs de la société civile, à s’approprier ces mesures en dénonçant notamment les barrières sur différents axes routiers en RDC.
« Plusieurs barrières sont signalées sur les routes nationales dans l’ensemble du pays », a ajouté Daniel Mukoko.
Il note que le gouvernement s’est engagé à prendre des sanctions et des décisions énergiques pour mettre fin à ces petits paiements et à ces différentes barrières afin d’améliorer le pouvoir d’achat de la population.
D’après le Patron de l’économie, la meilleure façon pour que cela cesse, est d’inviter le citoyen congolais à participer activement à cette lutte.
« Que le congolais dénonce cet état de choses. Il est nécessaire que la société civile soit vigilante et s’élève pour dire non à ces pratiques qui n’ont pour finalité que de faire souffrir les ménages », a dit en substance le Ministre de l’économie.
Quand est-ce que ces mesures prendront effet ?
« Elles prendront effet, le plus tôt possible sous la forme d’un décret signé par la première ministre », a répondu le VPM Mukoko Samba.
Signalons qu’une réunion est prévue avec les opérateurs économiques sur les dispositions à prendre afin de certifier les stocks anciens qui avaient déjà supporté le total de prélèvement et les nouveaux qui ne supporteront qu’une partie.
Il est question de vérifier aussi que les gains enregistrés iront aux consommateurs.
MUKOKO SAMBA est également revenu sur les différentes taxes et impôts payés par les opérateurs économiques sur les mêmes produits. Ce qui contribue à l’augmentation de prix des denrées alimentaires.
Les 9 produits concernés par cette décision sont entre autres la viande , la volaille, le poisson, le poisson salé, le riz importé, le sucre, le lait en poudre, l’huile végétale et le maïs. De l’avis des experts en économie, les mesures prises par le conseil s’avèrent salvatrices. Au cas où, elles seront efficacement appliquées sur le marché, la tendance à la baisse du coût de la vie nationale ne tardera pas de se faire sentir.
Basile MUYA
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Commerce Extérieur | Le Ministre Julien Paluku dynamise les relations économiques entre la RDC et la Belgique

Le renforcement des échanges commerciaux entre la RDC et le Royaume de Belgique a été le principal sujet d’un entretien ce lundi 5 août entre le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et la diplomate belge Roxane de Bilderling, accréditée à Kinshasa.
Lors de cette rencontre, Julien Paluku a déclaré :
« Nous avons échangé avec la diplomate belge, Roxane de Bilderling, sur le renforcement des échanges commerciaux, la mission économique belge attendue à Kinshasa au mois d’octobre prochain ; mais aussi nous avons parlé plus des détails sur la série de mesures prises par le gouvernement congolais interdisant l’importation temporaire de quelques produits. »

Le ministre a souligné l’importance de la présence des opérateurs économiques belges à Kinshasa, affirmant que leur présence pourrait encourager d’autres investisseurs à explorer les vastes opportunités que la RDC offre.
« Les hommes d’affaires belges sont donc appelés à venir s’installer en RDC pour appuyer le développement des chaînes de valeurs qui créent plus des richesses et d’emplois », a-t-il ajouté.

Roxane de Bilderling a souligné l’appréciation du marché belge pour des produits congolais tels que le café, le cacao et l’huile de palme. Elle a également mentionné qu’une entreprise basée en Belgique développe une chocolaterie à Mutwanga, dans le secteur de Ruwenzori, territoire de Beni au Nord-Kivu.
Concernant les mesures d’interdiction temporaire de certaines importations, Julien Paluku a expliqué que ces mesures visent à protéger les industries locales et les emplois qu’elles génèrent. Cette initiative a été saluée par la diplomate belge.

Roxane de Bilderling a assuré que la mission économique prévue en octobre à Kinshasa permettra aux opérateurs économiques belges de découvrir les opportunités qu’offre la RDC et de renforcer les relations avec les chambres de commerce congolaises.
Les deux personnalités ont également discuté de la nécessité de mettre en place des stratégies pour faire du commerce extérieur un facteur de paix et de stabilité dans l’Est de la RDC, une région affectée par des violences armées persistantes.
Placide LUKEKA
Mbuji-Mayi | Le prix du maïs flambe, passant de 4 000 à 6 000 FC en un mois

Le prix de la mesurette de 3,5 kg de maïs a connu une augmentation significative à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental, passant de 4 000 francs congolais à entre 5 500 et 6 000 Fc en l’espace d’un mois. Cette hausse de 50 % suscite de nombreuses réactions au sein de la population de cette ville diamantifère.
Les vendeuses de maïs, telles qu’Elisabeth Muadi, expliquent cette hausse par les difficultés d’acheminement de la marchandise vers Mbuji-Mayi. Selon elle, le prix du maïs a augmenté dès les centres de production, et les frais de transport et de séjour contribuent à cette flambée des prix.
« Le prix de la mesurette a augmenté à partir des centres de production. Il faut ajouter les frais de transport et de séjour, voilà pourquoi on vend à 5 500 voire 6 000 FC », a-t-elle précisé.
D’autres vendeuses, comme Monique Tshitenga, attribuent cette hausse à l’inflation sur le marché des changes.
« Par rapport au taux du dollar, je trouve que le prix est normal, parce que ces gens-là ont besoin de l’argent pour aller acheter d’autres marchandises », a-t-elle souligné.
Cependant, cette augmentation du prix du maïs n’est pas bien accueillie par tous. Thérèse Ntumba, une enseignante, a exprimé son mécontentement en raison de son faible revenu.
« Je n’apprécie pas ça, je suis enseignante, on me paie 180 000 francs congolais. Je peux acheter combien de meka pour arriver à la fin du mois ? », a-t-elle déploré.
De son côté, le Directeur provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) au Kasaï-Oriental a mis en avant les effets du changement climatique pour expliquer cette situation. Selon lui, la saison culturale B n’a pas été bonne, avec de nombreuses pertes et ratés.
« La quantité disponible n’est pas à mesure de couvrir les besoins de notre population. La demande étant forte, ça impacte sur le prix de vente », a-t-il expliqué.
Paradoxalement, tandis que le prix du maïs augmente, les produits manufacturés abondent sur le marché, entraînant une baisse de leurs prix, comme l’ont constaté plusieurs consommateurs.
Placide LUKEKA
La BCC dénonce une campagne de diffamation et saisit la justice

La Banque Centrale du Congo (BCC) a publié un avis au public ce 23 juillet 2024, dénonçant une tentative de diffamation à l’encontre de son gouverneur et de l’institution elle-même.
Cet avis, dont votre média s’est approprié une copie, fait suite à la diffusion d’une lettre signée par un certain Me Richard Mbenza Kolo, prétendant représenter une association fictive dénommée ALCC. La lettre en question accuse faussement le gouverneur de la Banque Centrale d’être impliqué dans une affaire de détournement de fonds publics.
La BCC précise que cette lettre, rapidement qualifiée de « fake news » en raison de sa grossièreté et de ses incohérences, constitue une attaque malveillante visant à nuire à la réputation et à l’honorabilité de l’institution et de ses dirigeants. De telles imputations, souligne la BCC, sont non seulement fausses, mais également très dommageables et passibles de sanctions pénales.

En réponse à ces allégations infondées, la Banque Centrale a saisi la justice pour identifier et poursuivre les auteurs de cette campagne de diffamation. La direction juridique de la BCC, représentée par Kasongo Museka et Gera Kwageleme, s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre l’intégrité de l’institution et assurer la mise en œuvre de la responsabilité des auteurs de cette lettre diffamatoire.
Basile MUYA
RDC | Le Franc congolais se redresse face au dollar (2,14 %)

Comme à l’accoutumée après chaque deux semaines, Mme Malangu Kabedi Mbuyi, gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC), a informé le conseil des développements de la conjoncture économique du pays ainsi que des perspectives. En effet, a-t-elle indiqué, l’économie congolaise devrait maintenir une croissance solide et supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne en 2024 avec une tendance à la baisse de l’inflation.
Sur le marché des biens et services, Malangu Kabedi Mbuyi a souligné que l’inflation a ralenti au cours de la deuxième semaine du mois de juillet, attestée par un taux hebdomadaire de 0,31 % contre 0,39 % la semaine précédente.
« En cumul annuel, l’inflation a sensiblement ralenti en 2024, se situant à 8,16 % contre 16,08 % pour la période correspondante en 2023 », renseigne le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Au 21 juillet 2024, l’exécution du plan de trésorerie de l’État s’est soldée par un déficit de 107,2 milliards CDF, les recettes de l’État se chiffrant à 494,9 milliards CDF et les dépenses à 602 milliards CDF.
« Sur le marché de change, le FC s’est établi à 2790,09 CDF à l’indicatif et à 2876,57 CDF au parallèle, indiquant respectivement une appréciation de 2,14 % et une dépréciation de 0,38 % en rythme hebdomadaire. L’intervention de la BCC à travers la vente de 50 millions USD a contribué à l’appréciation observée », poursuit le compte-rendu de la réunion.
L’amélioration du pouvoir d’achat des Congolais par la stabilisation du taux de change fait partie des six engagements du président Félix Tshisekedi annoncés lors de son investiture pour son second quinquennat. Le gouvernement Suminwa s’active pour prendre des mesures adéquates afin de maîtriser l’inflation et stabiliser la monnaie nationale dans le but de baisser le coût du panier de la ménagère.
Il s’agit de la continuation du combat mené sans succès par le précédent gouvernement pour stabiliser le taux de change alors que la monnaie nationale ne cesse de se déprécier face au dollar américain. Le taux de change varie entre 2800 FC et 2850 FC pour 1 USD. Cette situation impacte négativement le quotidien des Congolais et Congolaises.
Placide LUKEKA
RDC-Finances | Les dépenses publiques atteignent 602,0 milliards de CDF au 12 juillet

Les dépenses publiques de la République Démocratique du Congo, y compris l’amortissement de la dette, se sont élevées à 602,0 milliards de CDF au 12 juillet 2024, représentant un taux d’exécution de 22,4 %, selon une note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC).
Au 12 juillet 2024, la situation financière de l’État présente un excédent de trésorerie de 234,5 milliards de CDF, avec des recettes totalisant 13.271,8 milliards de CDF et des dépenses de 13.037,4 milliards de CDF. Cependant, en incluant les Obligations à Paiement Immédiat (OPI) en souffrance à la BCC et en excluant les dons budgétaires, le solde de l’État serait déficitaire de 269,9 milliards de CDF.
Durant cette période, le dispositif de la politique monétaire a été maintenu, avec une forte ponction de la liquidité via les Bons BCC. Malgré cela, le marché monétaire n’a enregistré aucune opération de prêts à court terme durant la semaine étudiée, contre un volume de 25,0 milliards de CDF le mois précédent, attribué à un niveau élevé de liquidité bancaire, atteignant un pic en mai. En cumul annuel au 12 juillet 2024, le volume des opérations s’élève à 568,2 milliards de CDF.
Le guichet des facilités permanentes n’a pas enregistré d’opérations depuis début juillet, contre un volume de 305,0 milliards de CDF en juin 2024, portant le cumul annuel à 5.220,0 milliards de CDF. En comparaison, l’année précédente, 2023, avait enregistré un volume exceptionnel de 21.569,7 milliards de CDF. Par ailleurs, le marché interbancaire n’a observé aucune opération durant la semaine sous revue, contre un volume de 50,0 milliards de CDF le mois précédent, avec un cumul annuel de 241,0 milliards de CDF au 12 juillet 2024.
Les taux d’intérêt appliqués sur les différents guichets se situent entre 25,0 % sur le marché interbancaire et des prêts à court terme, et 26,0 % pour les facilités permanentes.
Placide LUKEKA