Raila Odinga, candidat SG de l’UA, s’engage à ramener la paix dans l’Est de la RDC

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RDC | Présentation du programme conjoint de réforme de la PNC au VPM Jacquemain Shabani

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Nord-Kivu : Un ancien maire parmi les collaborateurs des M23 et ADF arrêtés par l’armée congolaise

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Nord-Kivu | Des milliers de déplacés vivent sans eau potable à Minova

Ils sont comptés par plusieurs centaines, d’hommes, femmes et enfants déplacés qui sont confrontés à une pénurie d’eau criante dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe au Sud-Kivu. 

Cette nouvelle est rapportée pour le lundi 12 août par la société civile locale, les structures de la jeunesse ainsi qu’une frange de représentants de la population locale.

N’ayant aucun autre choix, la population recourt à l’eau du lac, pour s’approvisionner au quotidien en cette denrée vitale, alertent plusieurs Asbl.

A titre exemplatif, les quartier De la poste, Maendeleo, Biglimani, Kalere, Ludahuba, Budondo 3, sont touchés par la rareté d’eau potable.

Les personnes déplacées et les riverains sont tenus de quitter leurs maisons à 4 h pour y retourner vers 13 h pour chercher de l’eau dans les installations de l’entreprise commerciale d’eau Asili.

Cette dernière a profité de la non desserte en eau ainsi que la mauvaise gestion d’eau aux robinets, a-t-on appris de la société civile locale et des forces vives.

Une Asbl des jeunes a même affirmé que cette situation arrive « après que les contributions individuelles d’eau de la population civile aient été détournées ce qui a conduit à la mauvaise installation des réservoirs existants. Non seulement cela mais également l’octroi abusif des bornes fontaines; aujourd’hui ce sont les femmes et les enfants qui en paient le sacrifice, selon cette association des jeunes qui redoutent la résurgence des maladies diarrhéiques dues à la consommation d’une eau impropre.

Il sied de noter que Minova est une ville du territoire de Kalehe, en République démocratique du Congo. C’est un centre d’affaires important pour les produits de la pêche agricole. Il est très proche de l’île d’Idjwi, du territoire de Masisi, du lac Kivu sur sa rive nord-ouest et à seulement 45 km de la ville de Goma, Chef-lieu du Nord-Kivu.

 

Basile MUYA

Occupation du Nord-Kivu par le Rwanda : « Congolais, pressons les autorités à sortir des discours creux » (LUCHA)

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a lancé un appel pressant au Président Félix Tshisekedi, l’exhortant à prendre des mesures concrètes face à l’occupation de 101 agglomérations du Nord-Kivu par le groupe rebelle M23. Ce cri d’alarme survient alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’Est de la RDC.

Dans un rapport de monitoring publié ce jeudi 8 août à Goma, la LUCHA s’inquiète de la progression du M23, soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, qui a conquis plusieurs cités stratégiques. Selon ses militants pro-démocratie, ces rebelles ont, non seulement, pris le contrôle des agglomérations, mais y ont également installé une administration et exploitent les ressources locales à des fins économiques.

La LUCHA critique sévèrement l’attitude des autorités congolaises, dénonçant leur « mutisme » face à cette menace. Le mouvement appelle à une mobilisation nationale pour maintenir la pression sur les dirigeants, les incitant à passer de la parole aux actes.

« Congolais, retenons bien ces noms et pressons les autorités congolaises à sortir des discours creux et divisionnistes, » a déclaré LUCHA, soulignant l’urgence d’une réponse vigoureuse pour protéger l’intégrité territoriale du pays.

Sur le terrain, les localités de Nyamilima, Ishasha et Nyakakoma sont les dernières à être tombées sous le contrôle du M23, en dépit du cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Luanda. Ce cessez-le-feu, censé apaiser les tensions entre Kinshasa et Kigali, semble peu respecté par les rebelles.

Le Président Tshisekedi, quant à lui, reste ferme dans ses positions. Il a réitéré qu’il n’y aura aucune négociation avec le M23, tout en promettant une « thérapie de choc » pour mettre fin à l’insécurité dans l’est du pays. Alors que le processus de Luanda a été relancé, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a récemment renforcé le mandat de la MONUSCO pour soutenir la force régionale de la SADC (SAMIRDC) aux côtés des Forces Armées de la RDC contre le M23.

La LUCHA met en garde contre l’humiliation que représente l’avancée des rebelles pour le pays et insiste sur la nécessité pour le Chef de l’État d’agir de manière décisive pour récupérer les territoires perdus et rétablir la souveraineté nationale.

 

Basile MUYA

RDC | La Monusco renforce son soutien à la SAMIRDC pour endiguer la crise dans l’Est

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) a été autorisée à intensifier son appui aux opérations de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC (SAMIRDC).

Cette décision, prise mercredi 7 août, lors du vote à l’unanimité d’une résolution portée par la France et le Sierra Leone, marque une étape importante dans les efforts pour mettre fin à la crise meurtrière qui sévit dans l’est du pays.

Selon le communiqué publié par la Monusco, ce « soutien renforcé » vise à maximiser l’efficacité des opérations de la SAMIRDC sur le terrain, alors que les violences persistent dans les provinces de l’Est.

 

Rédaction

RDC: Trois militaires FARDC assassinés dans une fusillade à l’aéroport de Mbuji-Mayi

Un militaire a tué deux de ses collègues avant d’être abattu à son tour par la…

La MONUSCO salue l’annonce d’un cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a exprimé son soutien enthousiaste à l’annonce d’un cessez-le-feu entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, annoncée par la présidence angolaise. Cet accord, qui doit entrer en vigueur le 4 août, marque une étape cruciale dans la recherche de la paix dans la région.

Cette déclaration a été faite à l’occasion de la deuxième réunion des ministres des Affaires étrangères des deux pays, qui s’est tenue à Luanda, en Angola, le 30 juillet. Cette réunion a été facilitée par la médiation du président angolais João Lourenço.

Monsieur Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Chef par intérim de la MONUSCO, a salué cette initiative, affirmant que les Nations Unies étaient prêtes à soutenir le mécanisme de vérification ad hoc chargé de superviser le respect du cessez-le-feu. Il a souligné que cet accord pourrait contribuer à une désescalade des tensions entre les deux nations et permettre le retour en toute sécurité et dignité des personnes déplacées.

« Les Nations Unies souhaitent féliciter le président angolais son Excellence João Lourenço pour ses efforts dans le cadre du processus de Luanda », a dit M. Lemarquis.

Il a également réaffirmé l’engagement des Nations Unies à soutenir les initiatives visant à restaurer la paix, la sécurité et la stabilité en RDC. Il a appelé toutes les parties impliquées à collaborer de manière constructive pour mettre fin à la violence et parvenir à une solution pacifique et durable aux conflits dans la région.

 

Ange ALOKI

Tirs d’armes à GLM | Olive Lembe crie à une tentative d’assassinat de sa personne

La résidence de l’ancien président Joseph Kabila à Kinshasa a été secouée le matin de ce mercredi 31 juillet par des tirs d’armes légères. Des hommes armés ont tenté de pénétrer dans la propriété, provoquant une vive réaction de l’épouse de l’ex-chef de l’État, Olive Lembe Kabila.

« On les a envoyés soi-disant pour venir m’éliminer physiquement… Nous allons résister, » a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

Olive Lembe Kabila a décrit comment un groupe d’assaillants a tenté de forcer le portail de la résidence, armés de cocktails Molotov et d’intentions violentes.

« Ils ont voulu jeter des cocktails Molotov pour brûler les véhicules qui se trouvent ici, » a-t-elle ajouté.

Ces incidents font suite à ce qu’elle qualifie de violation du périmètre sécuritaire de la résidence.

« Tout ceci est la conséquence de la violation du périmètre sécuritaire de la résidence de l’ancien président Joseph Kabila, » a-t-elle insisté.

Elle a ajouté que sa famille Kabila ne se laisserait pas intimider.

« Nous sommes dans notre pays. Nous sommes nés ici au Congo. Nous avons grandi et nous avons étudié ici. »

L’ex-première Dame a également interpellé le président actuel de la République et l’ex-ministre de la défense Jean-Pierre Bemba, les accusant d’être à l’origine de cette violation sécuritaire.

« J’interpelle le président de la République actuel, l’ex-ministre de la défense Jean-Pierre Bemba, qui seraient à la base de la destruction du périmètre de sécurité de la résidence de Joseph Kabila, » a-t-elle affirmé.

Visiblement émue, elle a appelé à une intervention divine pour protéger sa famille et son peuple.

« Je demande à Dieu : tous ceux qui veulent du mal à mon mari, à ma famille, à mon peuple, dans votre justice, occupez-vous d’eux, » a-t-elle imploré.

Les proches de la famille ont confirmé que les policiers en poste à la résidence avaient fait usage de leurs armes pour dissuader les assaillants.

« Les forces du progrès veulent forcer l’entrée à GLM alors que l’ex-première dame Olive Lembe Kabila s’y trouvait, ce qui justifie les tirs entendus à Gombe, » a expliqué Adam Shemishi, conseiller en communication d’Olive Lembe Kabila.

Un témoin oculaire a rapporté avoir aperçu un groupe de jeunes se dirigeant vers la résidence.

« J’étais au secrétariat général de l’ESU, j’ai vu un groupe de jeunes traverser le boulevard Tshatshi en direction de Fleuve Congo Hôtel, » a-t-il indiqué.

La Force du progrès, identifiée comme une milice traquant les voix discordantes au pouvoir, a été pointée du doigt. Ses membres ont été aperçus armés de machettes et de bâtons lors d’une marche de l’opposition le 20 mai 2023. En juin, l’épiscopat congolais dénonçait « une milice, visiblement entretenue, qui collabore parfois avec la police pour traquer les adversaires politiques et d’autres paisibles citoyens portant un regard critique sur la gouvernance actuelle du pays. »

 

Placide Lukeka

CHESD | Vital Kamerhe et Judith Suminwa remettent des brevets à plus de 200 Officiers pour leur leadership en sécurité et défense

Le Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) a accueilli ce mardi 30 juillet, la cérémonie de clôture de ses 7ème et 9ème sessions spéciales et ordinaires. Cet événement, marqué par la remise des brevets de formation de l’année 2023-2024, a vu la participation de nombreux hauts dignitaires.

La cérémonie a été présidée par l’honorable Vital Kamerhe, Président de l’Assemblée Nationale de la RDC, qui représentait le Chef de l’État Félix Tshisekedi, empêché. Vital Kamerhe, en tant que Parrain de la 7ème Session spéciale et de la 9ème Session ordinaire, a remis les brevets aux auditeurs ayant brillamment complété leur formation. Parmi les récipiendaires, certains ont présenté des travaux remarquables tels que « Quel leadership la RDC peut-elle incarner pour promouvoir la paix, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs ? », un sujet vital pour l’avenir de la région.

La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a également honoré de sa présence l’événement, distribuant des brevets à ces lauréats du CHESD et de l’École Supérieure d’Administration Militaire (ESAM). Plus de 200 lauréats issus de diverses institutions et structures publiques ont été récompensés pour leur engagement et leur réussite.

Notons que le CHESD joue un rôle crucial dans la formation des officiers généraux, supérieurs et des colonels des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Offrant des programmes de troisième cycle, le collège encourage une réflexion prospective et approfondie sur les questions de sécurité et de défense, tout en préparant ses auditeurs à assumer des rôles de leadership dans la gestion des défis sécuritaires de la région.

 

Placide Lukeka