
La République démocratique du Congo se dote d’un nouveau patron de l’Inspection générale des finances (IGF). Christophe Bitasimwa Bahii a été nommé, ce mercredi 7 mai, Inspecteur général des finances – Chef de service, selon une ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Il succède ainsi à Jules Alingete Key, figure emblématique de la lutte contre la corruption sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Dans le même décret, Emmanuel Tshibingu Nsenga a été désigné Inspecteur général adjoint, renforçant ainsi le binôme de tête de cette institution clé du contrôle des finances publiques.
Économiste chevronné, Bitasimwa Bahii est titulaire d’un doctorat et d’un Diplôme d’études approfondies (DEA) en économie et développement, obtenu à l’Université catholique du Congo. Inspecteur des finances de carrière, il a roulé sa bosse aussi bien dans l’administration que dans les entreprises et établissements publics congolais. Enseignant à ses heures, il dispense également des cours de sciences économiques et de finances publiques dans plusieurs institutions d’enseignement supérieur du pays.
Avant sa nomination à la tête de l’IGF, il occupait le poste stratégique de Chef des brigades des provinces et entités territoriales, un poste de terrain qui lui a permis de se familiariser avec les réalités financières hors de la capitale.
Bras armé du gouvernement dans la traque des détournements et la bonne gouvernance, l’Inspection générale des finances est chargée de contrôler toutes les opérations financières impliquant des fonds publics, que ce soit au sein de l’État, des provinces, des établissements publics ou encore des entreprises bénéficiant de financements étatiques. Elle peut, à ce titre, intervenir en cas de fraude fiscale, douanière ou parafiscale, sur demande des autorités compétentes ou suite à des dénonciations.
Dotée d’un budget propre, l’IGF dispose également d’une quote-part de 10 % sur les pénalités financières qu’elle recouvre, un mécanisme destiné à soutenir ses dépenses d’investissement.
BASILE MUYA