Économie : la rareté des “makayabu ambassade” au menu des discussions avec les exportateurs norvègiens

“Comprendre comment les cargaisons de poissons salés « makayabu ambassades » arrivent en grand nombre au port du Congo Brazzaville, mais le Congo Kinshasa, officiellement, en importe en quantité très insignifiante”.

Tel est le seul sujet auquel tournaient les discussions entre le ministère de l’Économie, représenté par Me Guylain Malerhe, DirCab du ministre a.i. Nicolas Kazadi, les institutions économiques congolaises et une délégation novergienne, renseigne une source documentaire dudit ministère.

D’après l’ambassadeur norvégien en RDC, M. Jon Age Osyleb, ces échanges visaient à permettre aux exportateurs norvégiens de travailler pour un partenariat gagnant-gagnant avec la RDC, afin de lui permettre d’augmenter ses recettes d’importation et faciliter aux consommateurs une procuration à un prix abordable et de bonne qualité.

« Ce protocole gagnant-gagnant permettra également aux exportateurs d’importer directement leurs produits du pays producteur à celui de consommation sans passer par un Etat intermédiaire comme c’est le cas actuellement », a-t-il ajouté.

Les parties en présence ont longuement réflechi sur cette question de l’aspect social des congolais afin résoudre le soucis du poisson salé provenant de ce pays scandinave en vue d’une solution à long-terme, pour l’intérêt général.

À en croire les experts congolais présents, ce phénomène est dû aux opérateurs économiques corrompus qui, officiellement, n’importent presque plus ces poissons très demandés par les congolais, alors que, selon des enquêtes menées, vendent ces produits, surtout en très grand nombre.

De son côté, le représentant des exportateurs norvégiens des poissons, M. Tron Krostveil, indique que nombreuses raisons justifient ce phénomène qui ne peut s’expliquer par des chiffres. Car, plus de 50 contenairs par an, arrivent à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville) qui ne compte que plus ou moins 3 millions d’habitants et la RDC plus ou moins 100 millions n’importe qu’entre 1 et 4 contenairs. Curieusement, selon ses démonstrations, cette cargaison qui devrait être consommé à 90 % au Congo-Brazza, est consommé en fin de compte, à pru près 95% en RDC, alors qu’elle n’en est pas importatrice.

Cette rencontre a aussi connu la participation des responsables de la direction générale des douanes et accises (DGDA), de la direction générale de migration (DGM), de l’Office congolais de contrôle
(OCC), de l’Inspection générale des Finances (IGF), de l’Office des gestions de fret maritime et multimodales (OGEFREM) et les lignes maritimes congolaises.

Placide Lukeka

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