Drame de Kenge : Monsenepwo brise le silence, « Les mots deviennent pauvres »

C’est une phrase qui résume la douleur d’une Nation.

« Il est des nouvelles devant lesquelles les mots deviennent pauvres. Le drame de Kenge est de celles-là ».

Signé : l’ambassadeur et PCA Jean Thierry Monsenepwo.

Dans un message de condoléances publié ce dimanche 27 septembre, premier jour de mise en berne des drapeaux sur toute la République, Monsenepwo s’est incliné devant les 17 victimes du crash du Let L-410 de Tracep à Kenge.

Parmi elles, les deux piliers de la justice militaire : le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi, premier président de la Haute Cour Militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC.

Monsenepwo adresse ses condoléances au Président Félix Tshisekedi, au Conseil Supérieur de la Magistrature, aux FARDC et aux familles de Gombe et Lingwala.

Mais, il va plus loin que l’hommage. il rappelle un lourd tribut :

« Depuis près de trente ans, notre armée paie un tribut immense. Elle donne ses fils, elle enterre ses officiers, elle porte les blessures d’une Nation qui aspire toujours à la paix ».

Et il exige la vérité.

Conformément au vœu du Chef de l’État qui a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, Monsenepwo réclame une enquête « approfondie, rigoureuse et transparente » pour établir les causes exactes de l’accident.

Tout en appelant à la retenue : pas de diffusion des images du crash, pas de procès avant les conclusions, dignité pour les morts.

Trois jours de deuil national ont été décrétés. Les drapeaux resteront en berne jusqu’à l’inhumation.

Monsenepwo, lui, vient de poser la phrase que toute la RDC ressent ce lundi.

Anastasie Mimbolo

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