
À Mbandaka, le reboisement n’est plus une simple intention politique mais une réalité de terrain. Grâce à l’appui du CTIDD et de la Fondation Prince Albert II de Monaco, quatre initiatives locales viennent de recevoir les moyens techniques et financiers pour restaurer les corridors écologiques de la province de l’Équateur.
Le geste est symbolique mais sa portée est immense. Ce 29 mai 2026, à Mbandaka, des pelles, des houes et des financements directs ont été remis à quatre organisations locales et autochtones. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du Projet de Résilience Communautaire (PRC-PROZAC). L’objectif est clair : transformer les habitants en premiers gardiens de leur biodiversité. Comme le souligne souvent la pratique du développement durable, « la conservation n’a de sens que si elle place l’humain au cœur de la solution ».
Le projet PRC-PROZAC ne se contente pas de planter des arbres ; il finance une vision. En ciblant les zones à haute valeur de conservation, le CTIDD mise sur la restauration des corridors écologiques, ces passages vitaux pour la faune et la flore. Pour garantir la pérennité de ces actions, le projet intègre des activités génératrices de revenus. Cette approche permet de réduire la dépendance des populations vis-à-vis de l’exploitation sauvage des forêts. Un expert du secteur rappelait récemment que « pour protéger la forêt, il faut d’abord offrir une alternative viable à ceux qui en vivent ».
Ce soutien matériel et financier est une pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste. En renforçant la sécurité écologique de Mbandaka, le PRC-PROZAC cherche à stabiliser un écosystème fragilisé par la pression démographique et l’exploitation non régulée. L’idée est de conjuguer protection de l’environnement et développement local. Cette synergie est essentielle car, comme le disent les acteurs du terrain, « une communauté résiliente est le meilleur rempart contre la dégradation climatique ».

Ce déploiement à Mbandaka fait écho aux précédentes phases du projet qui avaient déjà identifié les zones prioritaires lors des ateliers de cartographie participative l’année dernière. À l’époque, les leaders communautaires avaient plaidé pour un accès direct aux ressources, une demande aujourd’hui honorée.
Pour l’avenir, les perspectives s’orientent vers une extension de ce modèle à d’autres territoires de la province de l’Équateur. Le succès de ces quatre premières initiatives servira de baromètre pour les futurs financements internationaux. L’enjeu est désormais de transformer ces îlots de reboisement en une muraille verte continue, capable de réguler durablement le microclimat de la région.
Willy Ulengu Samuanda
Vraiment, nous tenons à saluer les efforts et la bonne volonté de CTIDD et la Fondation prince Albert II MONACO pour avoir subventionner les initiatives locales en vue de protéger et conserver notre forêt via l’activité de Reboisement (arbres fruitiers et les cultures maraîchères) pour l’auto-prise en charge de la communauté locale.
Nous demandons à la fondation Monaco et CTIDD de continuer toujours assister et appuyer les initiatives locales en vue d’améliorer leurs conditions de vie et aller vers le positif.