
Lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, lundi 6 mai à Kinshasa, le président congolais Félix Tshisekedi a vivement critiqué les « manipulations médiatiques » entourant le partenariat stratégique en cours de finalisation entre la RDC et les États-Unis dans le secteur minier.
Face à un parterre de journalistes réunis sous le thème « Le journaliste congolais face au défi de l’intelligence artificielle : information et désinformation en ce temps de guerre d’agression rwandaise », le Chef de l’État s’est insurgé contre une campagne de désinformation visant, selon lui, à faire passer l’accord pour un bradage des ressources naturelles du pays.
« Certains discours relayés sans vérification par la presse évoquent à tort un prétendu bradage de nos ressources », a fustigé Tshisekedi.

Avant de rappeler son engagement ferme :
« Jamais, au grand jamais, je ne braderai les richesses de la République démocratique du Congo ».
Derrière cette campagne, le président dénonce une volonté de nuire à la souveraineté économique du pays et d’entraver les efforts diplomatiques en cours pour stabiliser l’Est, théâtre d’un conflit que Kinshasa impute à une agression orchestrée par le Rwanda.
Appelant les médias congolais à « croiser les sources » et à « ne pas se faire, même involontairement, les relais de l’ennemi », le président a exhorté les journalistes à faire preuve de vigilance, dans un contexte marqué par une guerre hybride où la désinformation est devenue une arme.

Selon le Président Tshisekedi, les campagnes de fake news, deepfakes et autres manipulations informationnelles visent à « détourner l’attention de la communauté internationale », à diviser l’opinion et à affaiblir la cohésion nationale. Un défi que le Chef de l’État juge central à l’heure où le pays tente de se repositionner sur l’échiquier mondial.
LUKEKA KALUME