
Sur les rives gonflées de la rivière N’djili, le spectacle est celui du chaos. C’est là que le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba, a entamé dimanche 6 avril sa tournée de terrain, après les pluies diluviennes qui ont noyé Kinshasa entre vendredi et samedi.
La rivière est sortie de son lit. Les habitations ont été englouties, les rues transformées en torrents. Le ministre a voulu voir de ses propres yeux. Puis, cap sur l’Institut Lumumba, à la 17e rue de Limete, l’un des quatre sites d’accueil des sinistrés. Environ 100 ménages y sont déjà enregistrés, pour une capacité estimée à 2 000 personnes.


Sur place, Samuel-Roger Kamba a rassuré les victimes : des dispositifs d’urgence sont activés pour leur fournir soins médicaux et rations alimentaires.
« Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour offrir les premiers soins aux sinistrés, et un dispositif sanitaire est déjà opérationnel sur le site », a-t-il déclaré, entre deux échanges avec les familles déplacées.


Le ministre a également exprimé sa « profonde tristesse » face au drame humain. Trente-cinq morts à ce stade, selon ses mots. Il a présenté ses condoléances « les plus sincères » aux familles endeuillées, tout en promettant un déploiement accéléré des secours, notamment pour secourir les femmes et les enfants encore coincés dans leurs habitations.
« L’État mettra en place des canaux d’assistance d’urgence », a-t-il assuré, promettant de ne laisser personne de côté.

Le gouvernement, dit-il, reste mobilisé pour répondre à cette crise humanitaire, la énième dans une ville rongée par la vulnérabilité et le manque d’infrastructures.