Inondations à Kinshasa | Le bilan grimpe à 33 morts

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Kinshasa dans la nuit du 4 au 5 avril ont laissé derrière elles un paysage de désolation. Maisons éventrées, routes coupées, familles déplacées. Le bilan humain s’alourdit : 33 morts, 46 blessés hospitalisés. Et des dégâts matériels incalculables.

C’est ce qu’a confirmé un communiqué du ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, publié ce dimanche 6 avril. La capitale paie une fois de plus le prix fort d’une urbanisation sauvage et d’une absence chronique d’aménagements face aux intempéries.

Les communes de Mont-Ngafula, Ngaliema, Barumbu, Limete, Matete et Masina sont parmi les plus sinistrées. Des quartiers entiers ont été engloutis, des habitations emportées, des familles piégées. Plus de 200 ménages touchés, des coupures d’eau potable signalées, et le trafic routier paralysé, notamment sur le boulevard Lumumba au niveau du pont N’djili.

Face à l’ampleur du désastre, le gouvernement a annoncé la création d’une cellule de gestion de crise. Plusieurs ministères, les autorités provinciales et les services de secours y sont associés. Quatre sites d’accueil ont été ouverts pour héberger les sinistrés :

– L’Institut Lumumba (115 familles),

– Kitomesa/N’Djili (100 familles),

– Kimwenza (70 familles),

– Et le stade Tata Raphaël, encore en cours d’aménagement.

Le ministre Shabani dit avoir sollicité l’aide de la communauté humanitaire pour renforcer les capacités d’intervention. L’exécutif promet une « prise en charge appropriée ».

Mais au-delà de l’urgence, c’est un mal ancien qui refait surface : l’incapacité de Kinshasa à prévenir. À chaque saison des pluies, la capitale pleure ses morts. Et l’on s’interroge, à nouveau, sur l’efficacité des plans d’urbanisme, sur l’entretien des caniveaux, sur la politique de relogement.

BASILE MUYA 

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