
Dans un contexte de tension et de guerre, des images ont circulé rapidement hier lundi 27 janvier, mais certaines font débat. La députée nationale Christelle Vuanga a récemment réagi à des photos diffusées sur les réseaux sociaux, qu’elle qualifie de « montées » et « fausses ».
Selon elle, plusieurs éléments témoignent clairement de la manipulation derrière ces images censées décrire des prisonniers capturés lors du conflit.

Premièrement, l’honorable Vuanga évoque la qualité des photos.
« Le shooting est trop parfait et trop scénarisé pour être pris pendant un temps de guerre », affirme-t-elle.
Selon elle, de telles images ne correspondent pas à la réalité d’une guerre où les conditions sont souvent chaotiques.

Ensuite, elle souligne un détail étrange : les visages des gardiens des captifs sont souvent cachés ou fuyants.
« Sont-ils vraiment contents d’avoir capturé des ennemis ? » s’interroge-t-elle.
Un élément qui, pour elle, jette un doute sur la sincérité des images.
Autre point soulevé, le positionnement des captifs. Vuanga explique que ceux portant des tenues étiquetées du drapeau de la RDC sont placés de façon à être bien visibles.
« Pourquoi ces captifs congolais sont-ils mis en avant ? » s’interroge la députée, suggérant que cette mise en scène vise à provoquer une réaction émotionnelle.
De plus, la députée met en lumière un choix particulier concernant l’un des captifs. Il s’agit d’un jeune homme bien habillé, bras en l’air, un geste qui, selon Vuanga, pourrait être un message destiné aux jeunes soldats congolais.
« C’est comme s’il avait été choisi spécialement pour cette photo », note-t-elle.

Enfin, sur la photo d’ensemble, Vuanga observe que les soldats choisis sont ceux qui ont des traits typiquement bantous, et sont placés bien en avant.
« Pourquoi ce choix ? » demande-t-elle, insinuant que cela a été fait pour renforcer un message particulier.
Pour finir, Christelle Vuanga estime que ces prisonniers ont été « sortis essentiellement pour cette scène », et parle même du « kovo mukokoli » de certains, une expression qui laisse entendre que ces captifs ont été manipulés pour les besoins de l’image.

Pour la députée de la Funa, ces images ne sont qu’un exemple de la manipulation médiatique qui cherche à influencer l’opinion publique. Elle appelle ainsi à une prudence accrue face aux informations et aux images qui circulent, en rappelant que la manipulation médiatique est bien réelle.
« Ne partageons pas tout ce que nous recevons », conclut-elle.
LUKEKA KALUME